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RDC: au moins 5 tués dans une nouvelle attaque à Beni


Les habitants de Beni bloquent la route en protestation contre la série de tueries à Beni dans le Nord-Kivu, République Démocratique du Congo, le 22 octobre 2014.

Les habitants de Beni bloquent la route en protestation contre la série de tueries à Beni dans le Nord-Kivu, République Démocratique du Congo, le 22 octobre 2014.

Au moins cinq personnes ont été tuées à l'arme blanche dans la région de Beni, zone de l'est de la République démocratique du Congo touchée par une vague de massacres attribués à des rebelles ougandais, a indiqué lundi le porte-parole de l'opération militaire Sokola 1, le colonel Célestin Ngeleka.

"Cinq personnes - quatre femmes et un homme - ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans le village de Mabuo", a déclaré à l'AFP le colonel Ngeleka.

L’armée congolaise appuyée par la Mission des Nations Unies au Congo a déclenché une nouvelle offensive baptisée « Sokolo 1 » contre les groupes armés dans le nord de la Province du Nord-Kivu.

"Les assaillants ont rencontré les habitants du village dans leurs champs et ont tué à la machette et à la hache cinq personnes", a déclaré de son côté le chef du village de Mabuo, Joseph Kitambala, joint par téléphone.

Le village de Mabuo est situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Beni.

Le colonel Ngeleka attribue la responsabilité de ces nouveaux meurtres aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), présents dans l'Est de la RDC depuis 1995.

"Nous avons demandé à la population de ne plus aller travailler aux champs dans les zones qui ne sont pas sécurisées" par l'armée, a ajouté le colonel, tout en reconnaissant que cette consigne n'était pas suivie.

Depuis le début du mois d'octobre, plus de 260 personnes ont été tuées à l'arme blanche dans la ville et le territoire de Beni, essentiellement sur l'axe routier reliant la sortie de Beni à la ville d'Eringeti, à une cinquantaine de kilomètres au Nord.

Les autorités congolaises, l'ONU et plusieurs experts et diplomates estiment que les responsables de ces tueries sont les ADF. La population, elle, accuse l'armée congolaise et les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) de passivité ou d'incompétence, au vu de leur incapacité à faire cesser ces tueries.

La Monusco a notamment pour mission de protéger les civils et de neutraliser tous les groupes armés qui sévissent encore dans l'Est de la RDC.

Cette région est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits alimentés par des divisions ethniques, des querelles foncières et l'appétit suscité par les abondantes richesses naturelles - en particulier minières - de la région.

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