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Double attentat-suicide dans l'Extrême-Nord du Cameroun: de 20 à 40 tués, selon les sources


Une banderole contre Boko Haram à Yaounde, Cameroun, 28 juillet 2015.

Une banderole contre Boko Haram à Yaounde, Cameroun, 28 juillet 2015.

Différentes sources donne ce bilan sur le double attentat-suicide de jeudi à Kerawa, ville frontalière avec le Nigeria située dans l'Extrême-Nord du Cameroun en proie aux attaques des islamistes nigérians de Boko Haram.

Le nombre de morts est estimé à 20 à 40 personnes.

Pour le gouvernement, qui a toujours tendance à minimiser l'impact des actions de Boko Haram en territoire camerounais, seule une vingtaine de personnes ont été tuées tandis que les sources sécuritaires contactées sur place par l'AFP parlaient vendredi matin d'au moins 40 morts.

"Nous déplorons une vingtaine de morts et 145 personnes ont été blessées", a affirmé le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication dans une déclaration diffusée vendredi matin sur les antennes de la radio d'Etat.

"La première attaque a eu lieu aux environs de 11H30 locales (10H30 GMT). Une jeune dame qui portait la bombe l'a détonnée au marché de mil et d'arachides" de Kerawa, a-t-il expliqué.

Selon M. Tchiroma, au moment où les autres personnes fuyaient les lieux "un autre kamikaze" a fait exploser la bombe qu'il portait.

Selon plusieurs sources sécuritaires sur place, il y aurait au moins "40 morts et plus de cent blessés". Ces mêmes sources indiquaient dès jeudi, sous couvert d'anonymat, qu'au moins 30 personnes avaient été tuées par ce double-attentat à l'explosif.

"C'est une catastrophe. Les gens sont sous le choc", réagissait vendredi un habitant de Kolofata, ville voisine de Kerawa. "Les gens ont peur, mais il faut rester courageux", a-t-il ajouté.

Cinq attentats-suicides attribués à Boko Haram ont frappé la même région au cours du mois de juillet, faisant une cinquantaine de morts.

Le Cameroun est engagé dans une coalition régionale contre Boko Haram aux côtés du Nigeria, du Tchad, du Niger et du Bénin. Une Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), réunissant ces pays frontaliers, est en train de se mettre en place.

Avec AFP

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