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Dos Santos en Chine, à la recherche de soutien financier


Jose Eduardo dos, le président de l'Angola

Jose Eduardo dos, le président de l'Angola

Le président angolais entame une visite officielle, la première depuis sept ans. Son pays, deuxième producteur d'or noir d'Afrique, traverse des difficultés budgétaires en raison de la chute du cours du pétrole.

"Le président de la République est attendu aujourd'hui en Chine, où il réalise une visite de trois jours à invitation de son homologue Xi Jinping", a indiqué le quotidien gouvernemental Jornal de Angola, parlant d'une "nouvelle impulsion" donnée aux relations bilatérales.

Première depuis 2008, cette visite intervient alors que l'économie angolaise est mise à mal par la chute du cours du pétrole. Le président angolais, qui limite ses déplacements à l'étranger au maximum, devrait négocier une nouvelle ligne de crédit avec Pékin, selon la presse portugaise.

Depuis 2004, la Chine a accordé près de 15 milliards de dollars de ligne de crédit à l'Angola, converties en travaux exécutés par des entreprises chinoises dans le pays. En retour, Luanda rembourse Pékin en pétrole, exportant près de la moitié de son brut en Chine.

En début d'année, l'Angola, qui produit 1,7 million de barils de pétrole par jour, a vu son budget diminuer d'un quart en raison de l'effondrement de ses recettes pétrolières. Depuis, le pays fait face à un manque de liquidités, sa monnaie se dévalorise et l'activité économique tourne au ralenti.

Malgré ces difficultés, la défense et la sécurité continuent à absorber la plus grosse part du budget angolais, devant l'éducation et la santé, une constante depuis 2002, en dépit des vives critiques de la société civile.

Les dépenses militaires angolaises ont atteint 6,8 milliards de dollars en 2014, les deuxièmes plus importantes d'Afrique derrière l'Algérie, selon une étude de l'Institut international sur la paix de Stockholm publiée en avril.

Sorti d'une violente guerre civile en 2002, l'Angola connaît depuis un fort développement économique grâce à son pétrole. Malgré cette richesse, plus de la moitié des Angolais vivent avec moins de deux dollars par jour.

Avec AFP

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