Liens d'accessibilité

Dos Santos en campagne de son parti pour les élections générales de 2017


Le président angolais Jose Eduardo dos Santos, 29 août 2012. Epa/PAULO NOVAIS

Le président angolais Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis trente-sept ans, a lancé vendredi la campagne de son parti pour les élections générales de 2017, sans toutefois confirmer s'il était candidat à un nouveau mandat à la tête du pays.

"Notre objectif est de gagner les élections avec la majorité absolue ou, au minimum, une majorité qualifiée", a lancé M. dos Santos lors d'un discours devant le comité central de son Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA).

"La clé de ce succès sera la discipline et l'union de tous autour de nos candidats", a-t-il poursuivi devant les dirigeants de son parti réunis dans la capitale Luanda.

Lors de son discours, M. dos Santos n'a pas précisé s'il comptait se représenter à la présidence.

Agé de 74 ans, le chef de l'Etat avait été réélu en août à la tête du MPLA. La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l'Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.

M. dos Santos a toutefois semé le trouble en affirmant en mars dernier qu'il quitterait le pouvoir en 2018, un an après les prochaines élections.

Depuis plusieurs semaines, l'Angola bruisse de rumeurs sur l'état de santé du président, qui suggèrent qu'il s'apprête à prendre sa retraite politique.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le MPLA a dénoncé des "mensonges" publiés sur les réseaux sociaux.

"Il est clair que l'objectif numéro 1 des ennemis de la paix est de semer la confusion au sein du peuple angolais et de décourager les investisseurs nationaux et étrangers", a déploré le parti au pouvoir, assurant que son chef avait normalement présidé jeudi les travaux de son bureau politique.

Le MPLA est arrivé au pouvoir en 1975 lorsque l'Angola a acquis son indépendance du Portugal. Jose Eduardo dos Santos a pris les rênes du pays quatre ans plus tard après la mort du chef historique du parti, Agostinho Neto.

En trente-sept ans, il a imposé un règne sans partage sur le pays, premier producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais qui reste l'un des plus pauvres du monde.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG