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Ouverture d'une enquête pour "abus de pouvoir" au sein de la Fédération russe d'athlétisme


Vue générale du stade olympique de Rio, au Brésil, le samedi 14 mai 2016. (AP Photo / Felipe Dana)

Vue générale du stade olympique de Rio, au Brésil, le samedi 14 mai 2016. (AP Photo / Felipe Dana)

Les enquêteurs russes ont annoncé avoir ouvert une enquête pour "abus de pouvoir" contre d'anciens responsables de la Fédération russe d'athlétisme, plongée au coeur d'un vaste scandale de dopage qui pourrait coûter aux athlètes russes leur ticket pour les Jeux olympiques de Rio.

Le comité d'enquête russe a ouvert "une enquête criminelle contre des individus ayant occupé des postes de direction au sein de la Fédération russe d'athlétisme (ARAF) entre 2009 et 2013, sur la base d'abus de pouvoir ayant mené à la suspension des athlètes de l'équipe nationale d'athlétisme", selon un communiqué.

"S'il est avéré qu'un tel crime a eu lieu, les personnes coupables vont sans aucun doute recevoir une peine en accord avec la loi", explique le comité, chargé des enquêtes pénales en Russie.

Selon la loi russe, les personnes reconnues coupables d'abus de pouvoir risquent jusqu'à cinq ans de prison.

Bien qu'absent du communiqué, l'ancien patron de la Fédération russe d'athlétisme de 1991 à 2015, Valentin Balakhnitchev, pourrait être visé par cette enquête.

Il a été suspendu à vie en janvier par la commission d'éthique de la Fédération internationale d'Athlétisme (IAAF) qui l'a accusé dans un rapport publié en novembre d'avoir accepté des pots-de-vin en contrepartie de la couverture de pratiques dopantes chez des athlètes russes.

A la suite de ce rapport choc révélant un "système généralisé" de dopage dans l'athlétisme en Russie, l'IAAF a suspendu provisoirement la Russie de toutes compétitions internationales.

Elle doit se prononcer le 17 juin sur le devenir de la suspension qui frappe les Russes, avec pour enjeu principal la participation de ses athlètes aux jeux Olympiques de Rio (5-21 août).

Le Kremlin a de son côté déclaré mercredi considérer comme de la "diffamation" toute allégation non prouvée, alors que la chaîne de télévision allemande ARD, déjà à l'origine de ce scandale de dopage frappant l'athlétisme russe, dévoile mercredi une nouvelle enquête impliquant cette fois le ministre russe des Sports Vitali Moutko.

Avec AFP

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