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Dopage: "accusations calomnieuses" selon deux athlètes russes menacées de suspension à vie


L'Agence anti-dopage russe (RUSADA)

L'Agence anti-dopage russe (RUSADA)

Deux des cinq athlètes russes que l'Agence mondiale antidopage (AMA) souhaite voir suspendues à vie ont dénoncé vendredi les "accusations calomnieuses" de dopage à leur encontre.

Les deux athlètes promettent de poursuivre en justice les lanceurs d'alerte ayant témoigné contre elles.

Kristina Ugarova (1.500 m) et Tatjana Myazina (800 m) avaient été surprises en train de discuter de leur usage de produits dopants, une conversation enregistrée par l'ancienne coureuse Yulia Stepanova et son mari Vitali Stepanov, ancien contrôleur de l'Agence antidopage russe (Rusada), et transmise à la chaîne de télévision allemande ARD.

"Je peux dire que je ne me suis jamais dopée", a pourtant assuré vendredi Tatjana Myazina à l'occasion d'une conférence de presse, rejetant les accusations "calomnieuses" de son ancienne partenaire d'entraînement.

Selon elle, sa conversation ne portait pas sur l'usage de produits dopants. L'avocat des athlètes, Alexandre Karabanov, a assuré que ses clientes allaient porter plainte contre Yulia Stepanova et ARD pour diffamation.

L'AMA a publié la semaine dernière un rapport sur le dopage dans l'athlétisme russe rédigé par son ancien président, Dick Pound, qui met en lumière le fait que la Rusada avait aidé à dissimuler des cas positifs impliquant des athlètes russes.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a peu après suspendu la Russie de toute compétition, à neuf mois des jeux Olympiques 2016 de Rio.

Dans le documentaire diffusé par la chaîne ARD en décembre 2014, à l'origine du scandale, Kristina Ugarova explique que son entraîneur lui a fourni des stéroïdes.

L'athlète de 28 ans assure aussi avoir payé 50.000 roubles (720 euros) pour couvrir ses résultats positifs aux contrôles antidopage.

Kristina Ugarova est la femme de Viktor Ugarov, menacé d'une suspension d'au moins deux ans pour avoir couru et remporté un marathon au Japon dimanche, malgré la suspension provisoire des athlètes russes.

Selon la jeune femme, ni son mari, ni les responsables du marathon n'avaient été notifiés de la suspension des athlètes russes au moment de la course.

Les autres athlètes menacés de suspension à vie par l'AMA sont Mariya Savinova, championne olympique du 800 m à Londres en 2012, la médaillée de bronze de ce même 800 m olympique Ekaterina Poistogova, et une autre spécialiste du 800 m, Anastasiya Bazdyreva.

Avec AFP

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