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Djotodia, à nouveau à la tête de la Séléka


Michel Djotodia est sous le coup de sanctions des Nations Unies, du Conseil de sécurité, des Etats-Unis et d'autres instances internationales

Michel Djotodia est sous le coup de sanctions des Nations Unies, du Conseil de sécurité, des Etats-Unis et d'autres instances internationales

L’assemblée générale de l’ex-coalition rebelle de la Séléka en Centrafrique (RCA), tenue du 8 au 10 juillet 2014 à Birao, a reconduit l’ancien président et fondateur du mouvement Michel Djotodia, à la tête de cette milice.

Djotodia a abandonné le pouvoir en janvier 2014 pour s’installer au Bénin. Il reste sous le coup de sanctions internationales, onusiennes et américaines, tout comme son bras droit, Nourredine Adam. Ce dernier, et un autre dirigeants de la Séléka, Mohammed Moussa Dhaffane, ont également été reconduits à la tête du mouvement.

La Séléka, à majorité musulmane, reste active dans le centre et le nord de la Centrafrique.

Un forum de réconciliation nationale en Centrafrique est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

Dans un rapport publié jeudi, et intitulé « République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes », Amnesty International a dénoncé les crimes de droit international commis en RCA en 2013 et 2014, et demande que des enquêtes soient ouvertes et que les responsables de ces crimes soient poursuivis et punis.

Parmi les suspects identifiés par l'ONG de défense des droits humains : des membres et alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka. Notamment : François Bozizé et Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka comme Levy Yakété, et des commandants de la Séléka tels que Nourredine Adam.

« Il est indispensable que ceux qui ont planifié, commis ou facilité des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou de graves atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes », affirme Christian Mukosa, chercheur sur la RCA à Amnesty International.

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