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Djokhar Tsarnaev, devant la justice pour répondre des attentats de Boston


Djokhar Tsarnaev sera seul face au juge, son frère étant décédé peu après les explosions jumelles à Boston

Djokhar Tsarnaev sera seul face au juge, son frère étant décédé peu après les explosions jumelles à Boston

Un des auteurs présumés de l’attentat de Boston comparait en justice pour la première fois mercredi. L’audience était prévue à 15h30 TU. Djokhar Tsarnaev, adolescent musulman d'origine tchétchène, est accusé d'avoir préparé et déclenché, avec son frère aîné Tamerlan, deux bombes artisanales placées dans des cocottes-minute. Le 15 avril dernier, leur explosion à la ligne d’arrivée du Marathon de Boston avait fait trois morts et 264 blessés, dont une quinzaine d’amputés.

On reproche également à Tsarnaev d’avoir tué un policier durant sa cavale. Agé de seulement 19 ans, il est confronté à 30 chefs d’accusations, dont 17 sont passibles de la peine capitale ou de la réclusion à perpétuité. Seul face au juge il devra répondre coupable ou non coupable, pour chacune des accusations.

Les deux frères avaient eux-mêmes fabriqué les bombes, suivant des conseils du réseau terroriste Al-Qaïda postés sur un site internet. Ils consultaient aussi des pages appelant au djihad, la guerre sainte.

L’aîné des frères Tamerlan ne devra jamais répondre de ses crimes, puisqu’il est décédé à l’âge de 26 ans, lors d’affrontements avec la police, trois jours après l’attentat. Compte-tenu du très jeune âge de Djokhar, nombreux sont ceux qui soupçonnent Tamerlan d’avoir été le cerveau de l’attaque, et d’avoir influencé son cadet.

Djokhar Tsarnaev a été arrêté au lendemain du décès de son frère, à Watertown, dans la banlieue de Boston. Il tentait d’échapper aux forces de l’ordre qui avaient déployé un dispositif extraordinaire pour le retrouver. Blessé, l’adolescent a finalement été découvert dans un bateau au fond d’un jardin, derrière une maison.

Sur le bateau, un message déclarait : « Le gouvernement américain tue nos civils innocents. Je ne peux pas supporter de voir ce mal rester impuni. Nous, musulmans, sommes un seul corps ; vous faites du mal à l'un de nous, vous nous faites du mal à tous ». Le message poursuivait : « Je n'aime pas tuer des civils innocents. L'Islam l'interdit (...) mais arrêtez de tuer nos innocents et nous arrêterons ».

Naturalisé Américain en 2012, on aurait pu croire Djokhar bien intégré dans la société. Il vivait sur le campus de l'université du Massachusetts à Dartmouth, et ses amis affirment qu’il aimait s'amuser et fréquentait la salle de sport.

Il était arrivé à Boston à l'âge de huit ans en provenance du Daguestan. Son enfance a été marquée par l’exil de sa famille, de son pays vers le Kirghizstan, ou il est né, puis vers les Etats-Unis, son pays d’adoption.

Djokhar devait être confronté aujourd’hui pour la première fois à certaines de ses victimes.
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