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Egypte : les arrestations se multiplient chez les Frères musulmans


Un policier monte la garde près de l'université Al-Azhar du Caire où une bombe a explosé le 26 décembre 2013

Un policier monte la garde près de l'université Al-Azhar du Caire où une bombe a explosé le 26 décembre 2013

Dix-huit membres de la confrérie ont été appréhendé jeudi après un nouvel attentat qui a fait au moins cinq blessés.

Parmi les 18 membres de la confrérie appréhendés jeudi, il y a un ancien membre du Parlement et le fils d’un ancien dirigeant de premier plan. Motif avancé par les autorités : appartenance à un groupe terroriste.


Le gouvernement intérimaire vient de déclarer les Frères musulmans « organisation terroriste », après une explosion qui a fait 15 morts, mardi, à Mansoura, au nord du Caire. Ainsi, le pouvoir peut sévir plus facilement contre ce groupe d’opposants.

Rappelons que le gouvernement égyptien a arrêté la plupart des principaux leaders des Frères musulmans, depuis l’éviction du président Mohamed Morsi par l’armée, le 3 juillet dernier, suite à de larges manifestations populaires contre le chef de l’Etat démocratiquement élu 13 mois plus tôt.

Des Egyptiens portent le cercueil d'une des victimes de l'attentat du 24 déc. 2013 à Mansoura, dans le Delta du Nil

Des Egyptiens portent le cercueil d'une des victimes de l'attentat du 24 déc. 2013 à Mansoura, dans le Delta du Nil

Dans la banlieue du Caire, la police examinait jeudi matin les débris d’un bus dont les fenêtres ont volé en éclats lors de l’explosion. Un enquêteur de la Police dit qu’une autre bombe artisanale a été récupérée a proximité du lieu de l’attentat.
« Cet engin explosif », précise-t-il, « était caché à l’intérieur d’un panneau publicitaire. Il montre aussi ce qui ressemble à une Cocotte-Minute construite, dit-il, pour causer le plus de dommages possibles. »

A l’hôpital de Nasr City, un médecin précise qu’il n’y a pas eu de morts, mais cinq blessés dont un grièvement.

Pour le ministère de l’Intérieur, c’est une tentative d’intimider les électeurs, un mois avant un referendum sur la nouvelle Constitution qui remplacera celle conçue et adoptée par le parlement alors dominé par les Frères musulmans.

Un porte-parole du ministère égyptien de l’Intérieur a déclaré jeudi matin à la télé que tout participant à des manifestations des Frères musulmans encourt une peine de cinq ans de prison. Quant aux leaders du groupe, dit-il, ils pourraient recevoir la peine de mort.
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