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Discussion entre Alpha Condé et Cellou Dalein après une manifestation de l’opposition Guinéenne


Les candidats Alpha Condé (à gauche et Cellou Dalein Diallo (à droite), entourant le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou, 1er septembre 2010.

Les candidats Alpha Condé (à gauche et Cellou Dalein Diallo (à droite), entourant le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou, 1er septembre 2010.

Le président guinéen Alpha Condé a reçu jeudi le chef de file de l'opposition Cellou Dalein Diallo, et tous deux se sont dits engagés à favoriser des échanges réguliers, deux semaines après une manifestation d'opposants suivie de violences meurtrières.

"Nous avons échangé sur la situation politique, économique et sociale", a déclaré à la presse à l'issue de l'audience Cellou Dalein Diallo, chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), ayant perdu par deux fois à une élection présidentielle face à Alpha Condé, en 2010 et 2015.

"Il y a eu des convergences de vue sur beaucoup de problèmes. Il y a eu des divergences que nous avons essayé d'aplanir par la discussion", et "nous avons réussi ici à aplanir nos divergences", a ajouté M. Diallo.

"Nous nous sommes mis d'accord sur un certain nombre de décisions", notamment celle de multiplier les rencontres de ce genre, a-t-il dit.

Le président Condé a aussi fait part de discussions ayant porté "sur beaucoup de points".

"Nous avons décidé d'avoir des rencontres régulières. (...) Nous tous voulons le bien de la Guinée, des citoyens guinéens. Donc, il est tout à fait normal qu'il y ait des échanges réguliers entre le Président de la République et le chef de file de l'opposition", a-t-il dit, estimant que cela contribuerait à "éviter la manipulation d'un côté comme de l'autre".

Cette rencontre intervient deux semaines après une manifestation de centaines de milliers de partisans de l'opposition, qui ont notamment réclamé la démission du président, Cellou Dalein Diallo lui-même dénonçant à l'occasion "la dictature et la mauvaise gouvernance de M. Alpha Condé".

Le rassemblement, le 17 août, s'était déroulé sans incident notable, mais c'est sur le chemin du retour que les violences ont éclaté après des coups de feu et l'intervention de forces de l'ordre, selon des témoins, des journalistes de l'AFP et les autorités, qui ont ensuite identifié un capitaine de police comme l'auteur des tirs.

Les troubles ont fait un mort et douze blessés, selon le bilan communiqué par le gouvernement. Le policier incriminé a tiré "malgré les consignes strictes données" et a été arrêté, avait dit le ministre de la Sécurité, Abdoul Kabèlé Camara.

Avec AFP

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