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Discours d’Obama sur l’EI : les parlementaires américains réagissent


Le discours du président Barack Obama sur sa stratégie contre les militants de l’Etat islamique suscite déjà des réactions

Le discours du président Barack Obama sur sa stratégie contre les militants de l’Etat islamique suscite déjà des réactions

Alors que le président Barack Obama s’apprête à prononcer mercredi soir un discours sur sa stratégie contre les militants de l’Etat islamique, les parlementaires des deux partis estiment nécessaire « une action ». Mais certains ne pensent pas qu’il faille le feu vert du Congrès pour recourir à la force.

Les parlementaires républicains ont fustigé pendant des mois la réponse de l’administration Obama face au chaos, et à la montée du militantisme fanatique au Moyen Orient. Maintenant, tout en préconisant une réaction plus rapide et plus énergique, certains républicains ont décidé de mettre une sourdine sur leurs critiques.

« La menace de l’Etat islamique est réelle, et elle est grandissante. Il est temps que le président Obama fasse preuve de leadership en répondant à cette menace », a estimé le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen dit la même chose. « L’Etat islamique a menacé de perpétrer des attaques terroristes à travers le monde, y compris ici aux Etats-Unis. Nous devons le tenir responsable de ses actes méprisables », a-t-elle déclaré.

Pour quelques sénateurs, le président n’a pas besoin d’un aval du Congrès pour agir. Tel n’est pas le cas pour le républicain Ted Cruz, qui accuse M. Obama de faiblesse dans la lutte contre le terrorisme dans le monde. « L’Etat islamique est l’incarnation-même de l’oppression et de la brutalité. La réponse doit être, et surtout, militaire », a dit M. Cruz.

Pour sa part, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, s’est voulu sibyllin quant à la nécessité d’un feu vert du Congrès, se contentant de remarquer : « Ce que j’espère entendre du président, c’est une stratégie pour s’en prendre à l’Etat islamique et le détruire ».

De façon générale, les démocrates n’aiment pas les critiques sur la lenteur de la réaction du président. C’est ainsi que le sénateur Bill Nelson de Floride a jugé nécessaire de rappeler, dans un discours, les frappes aériennes qui, en Irak, ont stoppé la progression de l’Etat islamique vers des villes et installations clé.

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