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Discours de Barack Obama à La Havane


Barack Obama au "Grand Théâtre de la Havane", le 22 mars 2016. REUTERS/Carlos Barria.

Barack Obama au "Grand Théâtre de la Havane", le 22 mars 2016. REUTERS/Carlos Barria.

Le président des Etats-Unis a qualifié son discours de “message de paix” au people cubain à l’occasion de sa visite historique sur l’ile communiste.

Actualité oblige, le président Obama a tenu d’abord à rendre hommage aux victimes des attentats terroristes d’aujourd’hui à Bruxelles. Il a exprimé sa profonde indignation face à ces attaques contre des innocents, en condamnant fermement ces attentats terroristes : "Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour notre amie, la Belgique, pour traduire en justice ceux qui sont responsables" de ces actes.

M. Obama a appelé le monde à s’unir face à ceux qui “menacent la sécurité” des peuples à travers le monde. Il s’était entretenu auparavant avec le Premier ministre belge, Charles Michel, pour lui exprimer son soutien.
Barack Obama a ensuite reconnu les difficultés dans l’histoire des relations entre Cuba et les Etats-Unis : “La Havane ne se trouve qu’à 145 km de la Floride, mais pour arriver ici nous avons dû traverser une grande distance au-dessus de barrières d’histoire et d’idéologie, des barrières de douleur et de séparation", a déclaré M. Obama devant la foule rassemblée dans l’historique El Gran Teatro de Havana (Grand Théâtre de la Havane) .

Il a reconnu que les divergences entre Washington et la Havane sont « réelles et elles sont importantes ». Mais, a déclaré le président américain, les 2 parties peuvent encore aller de l’avant avec une normalisation historique des relations : "Je suis venu ici pour enterrer les dernières séquelles de la Guerre froide dans les Amériques. Je suis ici venu ici pour tendre la main de l’amitié au people cubain”.

Barack Obama a aussi appelé à la levée de l’embargo commercial adopté il y a des décennies par les Etats-Unis contre Cuba, embargo qu’il a qualifié de “fardeau dépassé” imposé au people cubain. "Il est temps" de le lever, s’est-il écrié.

Simultanément le président américain a critiqué le gouvernement cubain, soulignant que même si l’embargo était levé, le peuple cubain ne serait toujours pas en mesure de réaliser son potentiel en l’absence de réformes démocratiques : "Les gens devraient pouvoir critiquer leur gouvernement et choisir ceux qui les gouvernent”, a déclaré M. Obama.

Pour rappel, seul le Congrès des Etats-Unis peut lever l’embargo. Et il est contrôlé actuellement par les adversaires républicains de M. Obama, qui ne sont pas d’accord avec le changement de politique envers Cuba.

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