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Dialogue interburundais : le gouvernement refuse de s'asseoir avec l'opposition


L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, 7 janvier 2009.

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, 7 janvier 2009.

La cérémonie d'ouverture du dialogue de sortie de crise au Burundi a été annulée mardi à Arusha en Tanzanie, le gouvernement burundais dénonçant la présence dans la salle de figures de l'opposition et de la société civile, soutiennent plusieurs participants

Le gouvernement du président Pierre Nkurunziza a jusqu'à présent refusé de discuter avec ces responsables, qu'il accuse d'être derrière une tentative de putsch en mai 2015 et les violences actuelles.

"Jean Minani, (Pacifique) Nininahazwe et Armel Niyongere sont poursuivis par la justice et ne peuvent être conviés au dialogue", a justifié dans un tweet Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle et membre de la délégation du pouvoir.

M. Minani est le président du Cnared, la principale coalition opposition, dont le gouvernement ne veut pas entendre parler. MM. Nininahazwe et Niyongere sont deux des principales figures de la société civile à la tête du mouvement "Halte au 3e mandat", à l'origine des manifestations contre la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat l'an dernier.

A Arusha, "le gouvernement du Burundi refuse de s'asseoir avec des putschistes présumés", a précisé dans un tweet Evelyne Butoyi, une sénatrice également membre de la délégation gouvernementale.

Organisés par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nommé médiateur par la Communauté des États d'Afrique de l'Est, ces pourparlers doivent réunir pendant trois jours des représentants du gouvernement, des partis politiques, des confessions religieuses et de la société civile du Burundi.

Le Burundi est plongé depuis plus d'une année dans une profonde crise, née de la décision du président Nkurunziza de briguer un 3e mandat, qui a déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 burundais à l'exil.

Avec AFP

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