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Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne la tentative de coup d’Etat au Burundi


Le Conseil de sécurité en session (21 mars 2012)

Le Conseil de sécurité en session (21 mars 2012)

Les 15 membres du Conseil "condamnent (..) ceux qui cherchent à s'emparer du pouvoir par des moyens illégaux", a déclaré la présidente du Conseil dans une allusion implicite à la tentative de coup.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a aussi appelé au calme et à des "élections crédibles".

Saïd Djinnit, l'émissaire de l'ONU au Burundi, par vidéoconférence depuis Nairobi, a affirmé qu’il était prématuré de prédire quoi que ce soit et qu’il ne savait pas encore clairement où se trouvait le président burundais Pierre Nkurunziza.

M. Djinnit a aussi précisé que les composantes ethniques ne se manifestaient pas pour l’heure dans les violences et a jugé la situation "globalement calme" en dehors de la capitale.

Une prochaine "réunion ministérielle" de la Communauté d'Afrique de l'Est, dont le but serait "d'affirmer fermement que la violence doit cesser et qu'une escalade serait inacceptable" devrait, selon l’émissaire de l’ONU, être convoquée.

M. Djinnit a évidemment reconnu que la crise a été provoquée par l’annonce de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat.

L'émissaire de l'ONU va tenter de regagner Bujumbura depuis Nairobi dès que possible, a indiqué l'ONU.

Avant la réunion, des diplomates se montraient sceptiques sur la possiblité pour le Conseil de prendre position officiellement à l'issue de ces consultations.

Les 15 pays n'ont pas réussi malgré deux réunions précédentes à se prononcer sur cette crise par une déclaration formelle, en particulier sur la question du troisième mandat du président.

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