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Diffa : au moins 160 personnes suspectées d’appartenir à Boko Haram, arrêtées


Des militaires nigériens en formation à Diffa, Niger, le 5 mars 2014

Des militaires nigériens en formation à Diffa, Niger, le 5 mars 2014

Le porte-parole de la police nationale nigérienne, Adily Toro, l’a annoncé lundi à travers un communiqué diffusés sur différentes télévisions locales.

Adily Toro a indiqué que la population de la région de Diffa qu’il a du reste remerciée, a joué un rôle important dans l’arrestation de ces 160 suspects, en collaboration avec les forces de sécurité.

Selon lui, les suspects, poursuivis pour terrorisme et association de malfaiteurs en relation avec une organisation terroriste, sont "actuellement interrogés par les services de lutte contre le terrorisme.

Plusieurs dizaines d'autres suspects ont été interpellés près de Zinder, la deuxième ville du pays, située à environ 400 km de Diffa, vers laquelle "près de 10.000" habitants de Diffa ont fui, avait déclaré dimanche Kalla Moutari, le gouverneur de cette région.

Ces suspects ont été "renvoyés et pris en charge par la cellule antiterroriste à Niamey", dont les investigations doivent permettre d'établir s'il s'agit bien de membres du groupe islamiste armé, avait ajouté le gouverneur.

La zone de Diffa est visée depuis 10 jours par une série d'attaques meurtrières, les premières perpétrées par Boko Haram au Niger.

Le Niger a été attaqué quelques jours avant que son Parlement n'autorise, lundi dernier, l'armée nationale à entrer au Nigeria, son grand voisin du sud, pour participer à la force régionale chargée de combattre les insurgés islamistes.

Dans la foulée, le gouvernement a décrété l'Etat d'urgence durant deux semaines dans la région de Diffa en vue de renforcer les pouvoirs des forces de sécurité, notamment en termes de perquisition.

Quelque 3.000 soldats nigériens sont déployés depuis fin 2014 dans la zone frontalière du Nigeria.

A l'appel de la coalition au pouvoir au Niger, des marches sont programmées mardi dans tout le pays contre Boko Haram. Des ONG, syndicats, associations religieuses et estudiantines ont appelé sur les médias locaux leurs militants à participer à ces manifestations. Dans la nuit de samedi à dimanche, une deuxième fusillade a visé une synagogue de la capitale danoise, faisant un mort, un juif de 37 ans qui montait la garde, et blessant deux autres policiers.

(L'information reprise dans cet article provient de l'AFP)

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