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Egypte: dialectique des armes... avenir incertain


La présidence intérimaire a annoncé l'état d'urgence pour un mois et un couvre-feu nocturne est en vigueur dans la capitale et plusieurs provinces.

Le nombre de victimes est en hausse après l’intervention musclée des forces de sécurité égyptiennes pour dégager deux places du Caire occupées depuis plusieurs semaines par les partisans du président déchu Mohamed Morsi.

La présidence intérimaire de l'Egypte a annoncé l'état d'urgence pour un mois. Un couvre-feu nocturne est en vigueur dans la capitale et dans plusieurs provinces.

Le Vice-président Mohamed el-Baradei a démissionné, affirmant qu'il ne pouvait porter la responsabilité de décisions avec lesquelles il « n'est pas d'accord ».

Mohamed el-Baradei (archives 2010)

Mohamed el-Baradei (archives 2010)


Les estimations sur le nombre de victimes sont contradictoires. Les Frères musulmans parlent de «massacre» et estimnt le nombre de morts à quelques milliers, tandis que le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur ont fait état de 149 personnes tuées et 1500 autres blessées sur l’ensemble du territoire.

Pusieurs personnes ont été arrêtées dont des dirigeants des Frères musulmans.

Pour la chronique de cette journée explosive en Egypte, écoutez le directeur du journal le Progès au Caire.


La Maison Blanche a fermement condamné l’usage de la violence contre les partisans du président déchu Mohamed Morsi. Washington appelle les islamistes à «manifester pacifiquement».

L’Union Européenne exhorte les parties égyptiennes à éviter une escalade de la violence et à revenir au dialogue politique.

La VOA a recueilli la réaction de Mona Makram-Ebeid, professeur à l’Université américaine du Caire et ancien sénateur.

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