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Deux virus géants identifiés par des chercheurs français


A staff member works on a blood sample of a chicken at the Veterinary Research Bureau, (File photo).

A staff member works on a blood sample of a chicken at the Veterinary Research Bureau, (File photo).

Des chercheurs français ont annoncé avoir identifié deux virus géants dont le nombre de gènes rivalise avec celui de certaines cellules à noyau. Ces deux virus d'un type totalement nouveau ont été baptisés « Pandoravirus », ce qui évoque à la fois leur forme et leur riche contenu génétique.

Cette découverte est le fruit du travail collaboratif entre le laboratoire Information génomique et structurale du CNRS/Université Aix-Marseille, et le laboratoire Biologie à grande éhelle de l’université de Grenoble.


La découverte des virus géants est très récente puisque le premier d'entre eux, le « Mimivirus », n'avait été identifié qu'en 2003. Leur grande taille, et le fait qu'ils contiennent généralement plus de matériel génétique qu'un virus ordinaire, fascinent les chercheurs, de même que le fait qu'ils remettent en cause la frontière entre virus et organismes vivants. On pense également qu’ils pourraient avoir évolué différemment des virus ordinaires, nettement plus petits. Car ces virus géants possèdent certaines caractéristiques qui jusqu'à maintenant étaient réservées aux cellules vivantes, ce qui les placent très loin dans la chronologie de l'évolution.

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), Mme Chantal Abergel, directeur de Recherche CNRS en France, précise que l’un des virus a été découvert au Chili, et l’autre en Australie. « Ils ont une morphologie qui est complètement différente des virus standards qui sont très, très symétriques », poursuit-elle.

« On peut les considérer comme étant des nouveaux types viraux, ça c’est clair. Les gènes de ces virus sont très différents de tout ce qu’on connait à l’heure actuelle », ajoute Mme Abergel. « Il y a moins de 10 pour cent des gènes qui ressemblent à des choses qu’on a déjà identifié auparavant ».

Il y a vraiment quelque chose d’unique à ces virus, souligne la scientifique. Les travaux des chercheurs ont été publiés dans la revue Science.
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