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Deux régions rivales promettent d'enterrer la hache de guerre au nord de la Somalie


Le président de la région du Puntland Abdiweli Mohamed Ali à Garowe, le 14 janvier 2014.

Le président de la région du Puntland Abdiweli Mohamed Ali à Garowe, le 14 janvier 2014.

Les présidents de deux régions autoproclamées semi-autonomes du nord de la Somalie se sont engagés à respecter un cessez-le-feu, violé à plusieurs reprises, après la mort d'au moins 45 personnes dans de récents combats entre leurs forces armées, a annoncé dimanche la mission de l'ONU dans ce pays.

Les présidents des régions du Puntland et du Galmudug, Abdiweli Mohamed Ali et Abdilkarim Hussein Guled se sont rencontrés samedi à Galkayo, ville théâtre de ces affrontements, "pour à nouveau s'engager à respecter un cessez-le-feu" conclu le 2 décembre 2015, a indiqué la mission de l'ONU (UNSOM) dans un communiqué.

Cet accord de 2015 devait mettre un terme à de fréquents affrontements entre clans ou groupes rivaux, mais n'a jamais été mis en oeuvre. De nouveaux combats ont éclaté en septembre, entraînant la mort d'au moins 45 personnes sur les six dernières semaines, selon l'UNSOM, qui a par ailleurs évoqué environ 90.000 déplacés.

"Un nouvel engagement à respecter le cessez-le-feu, à soutenir le retour des déplacés et à établir un comité pour trouver une solution au conflit, pris le 1er novembre à Abu Dhabi, n'a à son tour pas été honoré", a regretté la même source, se réjouissant toutefois du nouvel engagement pris samedi.

La rencontre de samedi a été menée par le Premier ministre du gouvernement fédéral somalien, Omar Abdirashid Ali Sharmarke, et en présence de représentants de l'ONU, de l'Union européenne et de l'Union africaine en Somalie.

Les tensions entre le Puntland et le Galmudug avaient éclaté en septembre après l'affirmation par le Galmudug que 13 de ses soldats avaient été tués par une frappe américaine visant des islamistes shebab. Le Galmudug accuse le Puntland d'avoir sciemment fourni de fausses informations aux Américains pour mener cette frappe.

Depuis, des affrontements ont éclaté dans la ville de Galkayo, divisée entre clans antagonistes. Le Puntland accuse le Galmudug d'avoir attaqué ses forces pour se venger de la frappe américaine alors que selon, le Galmudug, ils ont éclaté pour un problème de démarcation territoriale dans Galkayo.

Le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM) avait confirmé fin septembre avoir mené une attaque "pour se défendre" près de Galkayo le 28 septembre, lorsque des militants shebab avaient attaqué des forces somaliennes et leurs conseillers américains. L'AFRICOM avait dit avoir tué "neuf combattants ennemis".

Ces affrontements sont distincts de ceux qui opposent le gouvernement central somalien soutenu par la communauté internationale aux rebelles islamistes shebab liés à Al-Qaïda.

Avec AFP

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