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Deux recruteurs du groupe Etat islamique arrêtés dans le nord de l'Espagne


Un policier espagnol monte la garde devant le parlement, à Madrid, Espagnol, le 16 juillet 2016.

Un policier espagnol monte la garde devant le parlement, à Madrid, Espagnol, le 16 juillet 2016.

Deux propagandistes et recruteurs de l'organisation Etat islamique (EI), de nationalité espagnole et marocaine, ont été arrêtés dans le nord de l'Espagne, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur.

Les deux hommes, interpellés à Gijon et Saint-Sébastien (nord), étaient "pleinement intégrés dans la structure" de l'EI, "incitant à commettre des actes terroristes", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Les propagandistes, dont les autorités ne précisent pas s'ils étaient en contact entre eux, faisaient l'apologie de l'EI sur Internet, avec d'une part des contenus "clairement maquettés pour une diffusion massive attractive" et d'autre part des vidéos "extrêmement radicales, d'une crudité frappante".

L'homme arrêté à Gijon, un Espagnol d'origine marocaine qui avait juré loyauté au chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait créé "un réseau de diffusion virtuelle important et organisé" et sécurisé, et communiquait avec "des membres et dirigeants de Daesh".

L'homme arrêté à Saint-Sébastien, en plus de ses activités en ligne, recrutait dans "le milieu radical jihadiste" de sa province, notamment auprès de "personnes risquant l'exclusion sociale", précise le ministère de l'Intérieur.

Les deux hommes ont été arrêtés lors d'opérations policières distinctes, dont la date n'est pas précisée, coordonnées par l'Audience nationale, juridiction spécialisée notamment dans les affaires de terrorisme.

La police a par ailleurs annoncé avoir arrêté le 6 octobre à Manresa, à une soixantaine de kilomètres de Barcelone (nord-est), un homme de 38 ans qui possédait des armes à feu et diffusait des messages à contenu jihadiste sur les réseaux sociaux, et des photos où il posait avec des armes à feu.

Elle précise toutefois dans un communiqué qu'il "n'avait pas de relation ou de lien (avec un groupe) terroriste".

Selon le ministère, depuis 2015, les forces de sécurité espagnoles ont identifié 150 présumés jihadistes, dont 120 ont été arrêtés en Espagne.

L'Espagne a été frappée par des jihadistes pour la dernière fois en 2004, quand une dizaine de bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à la gare d'Atocha à Madrid, lors des attentats islamistes les plus meurtriers ayant touché l'Europe (191 morts).

Elle a depuis été épargnée par les attentats de nature islamiste.

Mais selon la presse espagnole la police s'inquiète de nouvelles références à l'Espagne sur des forums jihadistes.

Fin septembre, les administrateurs basés en Belgique et en Allemagne d'une page Facebook faisant l'apologie du jihad suivie par plus de 30.000 internautes, "Islam en Español", ont aussi été arrêtés.

Avec AFP

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