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Deux Nigérianes inculpées après le démantèlement d'un réseau de prostitution en France


Une prostituée attend un potentiel client sur une rue, à Nice, dans le sud de la France, 21 novembre 2013. (AP Photo)

Une prostituée attend un potentiel client sur une rue, à Nice, dans le sud de la France, 21 novembre 2013. (AP Photo)

Selon l'enquête menée par la PJ depuis décembre, ce réseau a acheminé des femmes du Nigeria vers plusieurs pays d'Europe par l'intermédiaire de passeurs qui ont emprunté les flots de migrants, notamment par la Libye et l'Italie.

Deux femmes d'origine nigériane d'une trentaine d'années ont été mises en examen (inculpées) pour traite d'êtres humains aggravée, après le démantèlement d'un réseau de prostitution par la police judiciaire (PJ) de Lyon, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête.

Les deux Nigérianes sont suspectées d'avoir contraint une dizaine de jeunes femmes, dont deux mineures, à se livrer à la prostitution.

Selon l'enquête menée par la PJ depuis décembre, ce réseau a acheminé ces femmes du Nigeria vers plusieurs pays d'Europe par l'intermédiaire de passeurs qui ont emprunté les flots de migrants, notamment par la Libye et l'Italie.

Une source proche de l'enquête précise qu'elles étaient vendues par des intermédiaires. Un témoignage fait état d'une adolescente cédée pour 9.000 euros en espèces, à un acheteur qui l'a fait venir à Lyon.

A leur départ, les jeunes femmes pensaient obtenir un emploi en Europe. Menacées physiquement ou moralement, "elles ont été contraintes de se prostituer des nuits entières, sept jours sur sept", ajoute la même source.

Le groupe dirigé par les deux Nigérianes mises en examen générait un revenu d'environ 30.000 euros par mois, selon une première estimation des enquêteurs du "Groupe proxénétisme" de la PJ de Lyon.

Des "mères maquerelles" utilisaient en particulier le "juju", un objet de rite vaudou, fabriqué avec des cheveux et du sang de la victime, pour les effrayer.

Le réseau prévoyait leur hébergement et des camionnettes qu'il leur fallait aussi payer. L'enquête initiée à Lyon devrait connaître des ramifications dans d'autres pays européens.

Avec AFP

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