Liens d'accessibilité

257 migrants secourus en mer ce week-end par les garde-côtes espagnols


Migrants africains au CETI de Ceuta, le centre d'immigration de courte durée, ayant traversé la frontière du Maroc, 17 février 2017.

Les garde-côtes espagnols ont secouru 257 migrants africains, dont 22 femmes et quatre enfants, à bord de sept embarcations navigant entre le Maroc et l'Espagne.

Cinq bateaux gonflables transportant 210 migrants ont été secourus dimanche dans la soirée et deux, transportant 47 personnes, samedi en fin de journée. Tous provenaient du Maroc, a précisé à l'AFP une porte-parole des secours en mer.

Les migrants, originaires d'Afrique subsaharienne, ont été débarqués par les garde-côtes dans plusieurs ports de la côte sud de l'Espagne, comme Almeria ou Motril, où ils ont été pris en charge par la Croix-Rouge.

Certains souffraient d'hypothermie mais aucun n'était dans un état de santé grave, selon la porte-parole des secours.

Un cadavre a également été retrouvé dimanche à la mi-journée au large de Cadix, à quelques kilomètres du détroit de Gibraltar, sans que les autorités soient en mesure de préciser s'il s'agissait d'un migrant.

Entre le 1er janvier et le 22 février, un millier de migrants sont arrivés en Espagne par la voie maritime et 38 ont péri en mer, selon l'Organisation internationale pour les migrations, qui chiffre à environ 14.000 le total d'arrivées en Europe par la Méditerranée pendant cette période.

L'enclave espagnole de Ceuta au Maroc, située face aux côtes espagnoles, a également été le théâtre de plusieurs entrées massives de migrants depuis le début du mois. «Il faut que les pays européens comprennent que pour stopper la migration, le seul outil c’est le développement et le co-développement», a dit à VOA Afrique Rachid Badouli, directeur stratégie et développement à la Fondation Orient-Occident à Rabat.

Ceuta, une des deux seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, avec l'enclave de Melilla (à 400 km à l'est), n'avait pas vécu d'entrées aussi massives depuis le milieu des années 2000.

Or Rabat, en froid avec Bruxelles, avait auparavant menacé à demi-mot de relâcher le contrôle exercé sur les migrants qui, une fois sur le sol espagnol, peuvent demander l'asile et s'ils l'obtiennent s'installer dans l'UE.

Le Maroc et l'UE s'opposent sur l'interprétation d'un accord de libre-échange sur les produits de l'agriculture et de la pêche.

Un porte-parole des secours en mer a évoqué "une hausse (des arrivées) ce week-end", sans cependant vouloir faire de lien avec ces tensions diplomatiques.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG