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Dette américaine : un compromis annoncé au Sénat


Le sénateur Harry Reid (au c.) entouré de journalistes après un entretien avec Mitch McConnell, le 14 oct. 2013

Le sénateur Harry Reid (au c.) entouré de journalistes après un entretien avec Mitch McConnell, le 14 oct. 2013

Les dirigeants des deux partis au Sénat espèrent un vote dans les deux chambres avant la date-butoir du 17 octobre pour le relèvement du plafond de la dette.

Les chefs de file du Sénat américain, le Démocrate Harry Reid et le leader de la minorité républicaine Mitch McConnell, ont mis les bouchées doubles, ces dernières heures, pour essayer de trouver un compromis de dernière minute sur le plafond de la dette et la réouverture du gouvernement fédéral. Et ils ont réussi.

Une entente a été annoncée à la mi-journée par les sénateurs Reid et McConnell, le premier mettant l'accent sur l'urgence de l'heure et la nécessité d'une réconciliation entre les protagonistes et le second insistant sur le caractère temporaire de la mesure en vue, suggérant que les législateurs républicains vont lutter pour préserver, dans les futures négociations, les coupures budgétaires adoptées en 2011 dans le cadre de la loi appelée "Budget Control Act".

Le gouvernement est partiellement fermé depuis le 1er octobre dernier et les Etats-Unis pourraient se trouver en défaut de paiement de leur dette publique ce jeudi, 17 octobre en cas de non-passage de ce compromis.

Reid et McConnell ont repris leurs négociations tard dans la soirée de mardi, cherchant une formule acceptable aux deux chambres du Congrès et au président Barack Obama.

Bonne nouvelle pour les partisans du compromis au Sénat, le sénateur Ted Cruz, qui est parti en croisade contre la loi d'Obama sur l'assurance-maladie et aurait pu tenter de bloquer un vote avant jeudi, a dit à la presse qu'il n'a aucune objection contre un vote immédiat, en dépit de son opposition au plan annoncé ce mercredi.

Le plan prévoit un financement temporaire du gouvernement jusqu’au 15 janvier et le relèvement du plafond de la dette jusqu’au début du mois de février 2014.

Ces efforts revêtent un caractère d’autant plus urgent que tout échec au Congrès d’ici jeudi pourrait occasionner une chute vertigineuse des marchés financiers.

D’éminents hommes d’affaires américains tels que l’investisseur milliardaire Warren Buffet ont déclaré qu’un défaut de paiement serait une idiotie de la part des leaders de la nation.

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