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Kobane : Désaccord entre la Turquie et les Etats-Unis


Une épaisse fumée, des débris et des flammes s’élèvent après une frappe aérienne de la coalition menée par les Etats-Unis à Kobani, en Syrie alors que des combats s’intensifient entre les Kurdes Syriens et des combattants de l’Etat Islamique, comme observé depuis les faubourgs de Suruc, à la frontière Turco-Syrienne, dimanche le 12 octobre 2014. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

Une épaisse fumée, des débris et des flammes s’élèvent après une frappe aérienne de la coalition menée par les Etats-Unis à Kobani, en Syrie alors que des combats s’intensifient entre les Kurdes Syriens et des combattants de l’Etat Islamique, comme observé depuis les faubourgs de Suruc, à la frontière Turco-Syrienne, dimanche le 12 octobre 2014. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

Des combats entre des Kurdes Syriens et les djihadistes de l'Etat islamique font rage dans les rues de Kobani alors que la Turquie voisine dément qu’un compromis a été trouvé pour laisser les Etats-Unis utiliser ses bases pour des frappes aériennes contre les combattants islamiques.

D’épaisses fumées sont vues depuis les périphéries de Kobani. A en croire les habitants, des combats font encore rage dans cette ville frontalière avec la Turquie.

Les autorités turques ont démenti lundi avoir déjà donné le feu vert aux Etats-Unis pour utiliser le territoire turc pour des frappes aériennes contre les djihadistes de l’Etat Islamique.

Un membre du cabinet du premier ministre turc a indiqué que le désaccord entre la Turquie et les Etats-Unis persisterait sur la stratégie pour faire face à l’avancée de l'État islamique en Syrie et en Irak. Ankara refuse aux forces américaines l’utilisation de son sol comme base arrière pour lancer des opérations contre les djihadistes.

Les autorités américaines avaient pourtant annoncé qu'un terrain d’entente avait été trouvé pour utiliser la base d'Incirlik, à 100 kilomètres environ de la frontière de la Turquie avec la Syrie, comme point de transit pour les frappes aériennes. Ankara a démenti par la suite en déclarant qu'aucun accord n'avait été trouvé, mais que les négociations se poursuivaient.

Le Pentagone avait également fait savoir que la Turquie avait accepté d'accueillir et d’organiser une formation pour les combattants de l'opposition syrienne dans leur lutte contre les insurgés de l’Etat islamique et le président syrien Bachar al-Assad.

La Turquie fait face à des pressions pour aider les Kurdes défendant Kobané. Mais le gouvernement turc a jusque-là refusé de se joindre aux combats, invoquant des liens entre les Kurdes et le Parti Kurdistan du Travail interdit.

En Irak, l’AFP a indiqué que les troupes gouvernementales irakiennes près de Heet dans la province d'Anbar ont replié de la base aérienne Asad, laissant au groupe de l'Etat islamique le plein contrôle de la ville Heet, une percée majeure pour les djihadistes.

Lundi, un membre de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) a commis a fait exploser un camion piégé dans la ville assiégée de Kobani, dans le nord de la Syrie.

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) l'attentat s'est produit dans un quartier du nord de Kobani, où ont lieu d'intenses combats entre les assaillants islamistes et les défenseurs kurdes de cette ville.

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