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Des tirs nourris sèment la panique à Brazzaville


Brazzaville a été le théâtre lundi d'une fusillade qui a abouti à l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou

Brazzaville a été le théâtre lundi d'une fusillade qui a abouti à l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou

Vives tensions à Brazzaville ce lundi, des tirs à l’arme lourde et légère ayant retenti pendant près d’une heure aux alentours du domicile du colonel Marcel Ntsourou, un officier de l'armée recherché par la police, signale notre correspondant Ngouela Ngoussou.


La population paniquée s’est enfuie du centre-ville, qui a été bouclé. Apparemment, l’incident est survenu après qu’une patrouille de la police eut été attaquée ce weekend par des éléments dont on soupçonnait qu’ils étaient proches du colonel, et qui se seraient réfugiés à l’intérieur de son domicile. La police tentait depuis dimanche soir de perquisitionner la résidence du colonel Ntsourou, en vain. Ayant reçu des renforts, les forces de l’ordre ont attaqué lundi matin.

Le colonel Tsourou est un ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité qui avait été condamné en septembre à cinq ans de travaux forcés avec sursis pour complicité d'incendie involontaire et détention illégale d'armes de guerre dans le cadre de l'affaire des explosions de mars 2012 à Brazzaville.

Ces explosions dans le quartier de Mpila avait fait près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans-abris. Six militaires ont été condamnés en rapport avec cette affaire, et vingt-six autres accusés ont été acquittés par la justice congolaise.

La situation observée ce matin à Brazzaville est maîtrisée depuis 16 :00, heure locale, ajoute M. Ngoussou. Le colonel Ntsourou s’est rendu à la représentation des Nations Unies (ONU), qui a entamé une médiation entre l'armée et l'officier congolais. Il aurait ensuite été placé en garde à vue, et sera présenté mardi au procureur.
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