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Des tirs de mortiers à Mogadiscio : au moins un mort


Un homme se tient près des débris sur les lieux d'un incendie qui a rasé tout un marché dans le district d'Hamaerweyne sud de Mogadiscio, Somalie, 26 Janvier 2012.

Un homme se tient près des débris sur les lieux d'un incendie qui a rasé tout un marché dans le district d'Hamaerweyne sud de Mogadiscio, Somalie, 26 Janvier 2012.

Des obus tirés par des islamistes somaliens shabaab tombés près du palais présidentiel à Mogadiscio, tuant au moins une personne, soutiennent la police et des témoins.

Selon les sources, une autre personne a été grièvement blessée par l'explosion.

Trois explosions ont été entendues près du quartier de Wardhigley, où est située la Villa Somalia, complexe ultra-sécurisé abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre. Les shabaab ont immédiatement revendiqué cette attaque.

"Plusieurs obus de mortiers ont atterri dans le voisinage (...) l'enquête se poursuit. Les informations en notre possession font état d'un civil tué et d'un autre blessé", a indiqué Jama Mohamed, un responsable de la police.

"J'ai entendu trois explosions près du palais présidentiel, mais je ne sais pas si (les tirs de mortiers) l'ont touché", a déclaré à l'AFP Ibrahim Hussein, un fonctionnaire qui travaille dans un bureau proche. "On m'a dit que des civils avaient été touchés dans le voisinage du palais", a-t-il ajouté.

Les shabaab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l'attaque dans un communiqué publié sur un site internet qui leur est favorable et qui cite Radio-Andalus, la station des islamistes.

"Environ dix missiles (sic) ont été tirés sur le palais présidentiel et certains d'entre eux ont atteint le bâtiment. Cette attaque fait partie des opérations menées à Mogadiscio par les moudjahidines", affirme ce communiqué.

Les shabaab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud de la Somalie, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

Avec AFP

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