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Des scientifiques américains évoquent une percée dans la lutte contre le paludisme


Une malade du paludisme au Cameroun

Une malade du paludisme au Cameroun

Une équipe de scientifiques américains évoquent une percée dans la lutte contre le paludisme. L’Organisation mondiale de la santé chiffre à environ 630 000 le nombre de décés attribuables en 2012 au paludisme, la plupart des victimes étant des enfants d’Afrique subsaharienne. D’où l’urgence de lutter contre ce fléau et justement, des recherches menées à l’Université de Californie à Riverside semblent prometteuses.


Ces travaux reposent sur le système moléculaire d’attraction des moustiques par les êtres humains. Les scientifiques sont partis du fait que les moustiques utilisent certaines cellules nerveuses, les neurones cpA, pour détecter le dioxyde de carbone émis dans l’haleine, ainsi que des odeurs dégagées par la peau humaine.

Selon le chercheur principal, Anandasankar Ray, les scientifiques ont passé au crible plus d’un million de produits chimiques, pour détecter ceux dont la structure peut interagir avec les protéines spécifiques à la surface des neurones cpA.

Ils ont identifié l’éthyl pyruvate, un composé à l’odeur fruitée, qui neutralise les neurones cpA.

Trouver le bon produit chimique n’a pas été facile, explique Geneviève Tauxe, l’un des chercheurs, car il fallait que le moustique puisse détecter à la fois l’haleine, et l’odeur de la peau.

Selon M. Ray, il se pourrait qu’on puisse fabriquer une lotion contre les moustiques à base d’éthyl pyruvate, qui serait nettement moins cher que le DEET, le produit chimique le plus efficace, de nos jours, contre les moustiques. Il coûte trop cher pour que les populations de pays défavorisés, les plus à risque de contracter le paludisme, puisse l’acheter. Cela nous donnerait la prochaine génération de produit anti-moustiques, fait-il valoir. On pourrait soit masquer le système d’attraction des moustiques par les humains, soit les leurrer pour les attirer vers un piège.
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