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Des pistes terroristes dans l’attaque du poste de police au Mali dénonce le gouvernement


Des curieux regardent la police qui se dépolie après un attentat contre une discothèque par des dhommes armés à Bamako, Mali, 7 mars 2015

Des curieux regardent la police qui se dépolie après un attentat contre une discothèque par des dhommes armés à Bamako, Mali, 7 mars 2015

Dans un communiqué, Bamako balaie l’hypothèse d’un "acte isolé" et estime que les auteurs de l'attaque mercredi d'un poste de police sont "suspectés d'être des terroristes".

L’attaque avait fait deux blessés.

Dans la nuit du 12 au 13 août, deux individus "armés, suspectés d'être des terroristes, se sont introduits dans la gare routière de Sogoniko (quartier du sud-est de la capitale) et ont ouvert le feu sur le poste de police, faisant deux blessés", indique le gouvernement dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP.

Les deux blessés sont "un policier et un civil non voyant" et leur vie "n'est pas en danger", précise-t-il, en dénonçant un "acte lâche" visant notamment "à semer la psychose" au sein des populations.

Dans son communiqué, le gouvernement malien invite les Maliens et "les hôtes étrangers à garder leur sang-froid, et à "signaler toute présence d'individus suspects aux forces de sécurité". Il assure que "toutes les mesures appropriées ont été prises pour arrêter les assaillants.

Joint par l'AFP peu après l'attaque dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministre malien de la Sécurité intérieure Sada Samaké avait qualifié l'attaque d'"acte isolé", estimant: "Pour l'heure, il pourrait s'agir d'un règlement de comptes".

Mais des sources militaire et policière interrogées par l'AFP n'excluaient pas une action de djihadistes, qui multiplient depuis des mois les opérations contre les forces nationales et internationales déployées au Mali depuis 2013.

En deux semaines, le Mali a enregistré une série d'attaques, dont la plus meurtrière (13 morts dont quatre assaillants selon le bilan officiel) a visé un hôtel fréquenté par des étrangers à Sévaré, dans la région de Mopti (centre), et qui a été revendiquée par des djihadistes.

Le 7 mars, Bamako avait été frappée par un attentat qui avait fait cinq morts (trois Maliens, un Français et un Belge) dans le bar-restaurant La Terrasse, haut lieu de la vie nocturne de Bamako.

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