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Des ONG françaises dénoncent la condamnation de Marc Ona


Le lauréat du Prix Goldman, Marc Ona Essangui

Le lauréat du Prix Goldman, Marc Ona Essangui

Des ONGs ont dénoncé samedi la décision de la justice du Gabon de condamner l’activiste Marc Ona Essangi à six mois de prison avec sursis et une amende de cinq millions de francs CFA, pour diffamation contre Liban Souleymane, le chef de cabinet du chef de l’Etat.

Dans un communiqué conjoint, le CCFD-Terre Solidaire, le Secours Catholique, Sherpa, Survie et Transparency International France ont exprimé « leurs vives préoccupations suite à la lourde condamnation par la justice gabonaise de Marc Ona, figure centrale et courageuse de la société civile gabonaise, président de la coalition "Publiez ce que vous payez" au Gabon », déclarent les ONGs.

M. Ona Essangui a annoncé qu’il fera appel de cette décision. Les ONG ont dit voire dans sa condamnation « une instrumentalisation de la justice et une atteinte grave à la liberté d’expression ».

M. Ona Essangi, qui est également secretaire exécutif de l’ONG Brainforest, dénonce depuis des années le manque de transparence dans la gestion des revenus pétroliers substantiels du Gabon. Rappelons que le gouvernement du président Ali Bongo a récemment été exclu de l’Initiative de transparence des industries extractives (EITI). La famille Bongo est d’ailleurs toujours poursuivie en France dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis ».

Dans une déclaration faite samedi, M. Ona Essangi a déclaré qu’il « est important de savoir que mon engagement est d'arrêter la destruction de nos forêts et de la biodiversité par Olam, une société de Singapour, en vue de planter des palmiers et du caoutchouc. Les membres de l'Exécutif sont en train de donner à Olam des terres sans se soucier des droits des populations », ajoute-t-il.

Toujours selon l’activiste, lauréat du prestigieux Prix Goldman 2009, la déforestation causée par cette activité s'est accélérée depuis 2009, quand Ali Bongo, le nouveau président gabonais, a donné carte blanche à Olam pour couper les arbres et planter des palmiers et du caoutchouc.
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