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JO 2016 : des milliers de bénévoles jettent l'éponge


Les bénévoles nettoient le terrain, à Rio de Janeiro, Brésil, le 11 août 2016.

Les bénévoles nettoient le terrain, à Rio de Janeiro, Brésil, le 11 août 2016.

Plus de 30% des bénévoles aux Jeux olympiques de Rio ont rendu leur tablier. En ligne de mire : le manque d'organisation et de formation.

Entre le 5 et 21 août 2016, 50 000 bénévoles auraient dû travailler sur les sites des Jeux olympiques. À ce jour, seulement 35 000 d'entre eux se rendent encore à leurs postes.

"De nombreux bénévoles sont partis parce qu'ils ont travaillé pendant deux semaines sans arrêt, les emplois du temps n'étaient pas organisés, d'autres ont reproché le manque de nourriture ; ils devaient travailler pendant 8 ou 9 heures pour avoir comme repas qu'un petit truc à grignoter", raconte un bénévole, Luis Moreira, à la chaîne canadienne CBC.

Luis Moreira a quitté son poste la semaine dernière à cause du manque de considération du Comité olympique pour le bien-être des bénévoles.

"C'était comme si le Comité nous rendait service", a-t-il confié, "le Comité a utilisé des bénévoles pour se faire de l'argent sur le dos de main-d'oeuvres gratuites".

Selon le porte-parole Mario Andrade, "il est vrai que pour certains événements, nous étions dans une situation critique avec près de 50% d'absentéisme".

Certains bénévoles internationaux - 10% venus de 160 pays - se sont plaints des difficultés avec la langue. Le suisse Sämi avait l'impression d'être davantage "une entrave plus qu'une aide" selon la Tribune de Genève. Toutes les instructions étaient en portugais, la langue du pays.

Néanmoins, la Suisse Anne-Rose Gottier, également interviewée par la Tribune de Genève, explique que même si l'organisation était loin d'être parfaite, elle est heureuse d'avoir pu parlé aux athlètes et d'avoir assisté aux événements.

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