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Des milliers d'opposants manifestent à Bamako


La tour d'afrique à Bamako, le 18 mai 2008.

La tour d'afrique à Bamako, le 18 mai 2008.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans la capitale malienne, à l'appel de 13 partis d'opposition, dénonçant la nouvelle loi électorale et la censure sur les médias d'Etat.

Les manifestants ont marché puis tenu un rassemblement dans le centre de Bamako. Sur des pancartes et des banderoles, on pouvait lire: "ça ne va pas" au Mali.

"La nouvelle loi électorale est mauvaise, l'opposition est censurée sur la radio télévision du Mali (publique). Le Mali est bloqué depuis trois ans", a déclaré à la presse le principal opposant Soumaïla Cissé. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a été élu en août 2013.

Un nouveau code électoral voté le 9 septembre par les députés porte la caution exigée aux candidats pour participer à la présidentielle à 25 millions de FCFA (plus de 38.000 euros), soit deux fois et demi le montant initial.

M. Cissé a également dénoncé une "corruption qui se généralise". Il a estimé le nombre de manifestants à "100.000".

Selon la police, la foule était de "quelques milliers" de personnes.

La manifestation, tenue en présence d'autres responsables de l'opposition comme l'ancien Premier ministre Modibo Sidibé, a été encadrée par les forces de l'ordre.

"Nous manifestons aussi pour réclamer le retour au pays de l'ancien Président Amadou Toumani Touré et pour exiger des journées de concertations nationales pour sortir le pays de la crise" dans le nord du pays, a déclaré Oumar Dicko, un autre responsable de l'opposition.

Des pancartes étaient portées par des partisans du Parti pour le développement économique et social (PDS), proche de l'ancien président Amadou Toumani Touré, exilé depuis 2012 au Sénégal.

M. Touré a été renversé le 22 mars 2012, à quelques semaines de la fin de son deuxième quinquennat, par des militaires qui l'accusaient d'incurie dans la lutte contre les groupes armés actifs dans le nord du pays.

Il est menacé d'un procès pour "haute trahison" par le régime du président Keïta. Fin décembre 2013, le gouvernement malien l'avait notamment mis en cause pour avoir, pendant son mandat, laissé le Nord tomber aux mains des groupes armés dominés par les jihadistes, qui ont contrôlé cette vaste région pendant près de dix mois, jusqu'à janvier 2013.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention internationale lancée en janvier 2013, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Avec AFP

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