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Des milliers d'Africains attendent toujours de quitter la Centrafrique


Des soldats français patrouillent dand Bangui le 12 janvier 2014.

Des soldats français patrouillent dand Bangui le 12 janvier 2014.

Alors que l’avenir politique du pays tarde à se dessiner, les ressortissants africains continuent de quitter le pays : Tchadiens, Soudanais mais aussi Ouest-Africains, etc. Ils sont des milliers à attendre d’être rapatriés chez eux.

C’est l’Organisation Internationale pour les Migrations qui est à la manœuvre depuis bientôt une semaine.

Une priorité : évacuer les Tchadiens qui vivent en Centrafrique. 4800 d’entre eux, dont des femmes et des enfants, attendent un vol pour gagner N’Djamena.

Ce mercredi, l’OMI affrète un avion pour Bamako, puis Khartoum jeudi avant trois nouvelles rotations vers N’Djamena.

L’OMI a lancé un appel la semaine dernière pour récolter 17,5 millions de dollars. François Goemans est en charge de l'urgence pour l'OMI à Bangui. "On fait notre possible et nous n'arrivons pas à faire face à toutes les demandes. Il y a aussi un problème de ressources pour pouvoir affréter des avions et rapatrier ces gens", déplore-t-il.

De nombreux pays se sont manifestés pour faire évacuer leurs compatriotes. La Gambie, le Sénégal ou la République Démocratique du Congo. Autre exemple, Niamey s’est ainsi inquiété du sort de Nigériens dans 9 villes centrafricaines.

Enfin, il y a des cas isolés de ressortissants de pays qui n’ont pas encore demandé assistance. Abdelkader est Mauritanien et se trouve bloqué à Nola près de la frontière camerounaise. "Les anti-balaka ont coupé la route et nous avons besoin d'aide pour partir d'ici", explique-t-il à la Voix de l'Amérique.

Ces rapatriements seront donc longs et coûteux. A plus long terme, il faudra aussi penser à la réintégration de ces ressortissants qui, pour beaucoup, ne connaissent pas leur pays d’origine.
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