Liens d'accessibilité

Des milliers de fidèles orthodoxes rassemblés à Jérusalem pour célébrer Pâques


Le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem Metropolitan Theophilos ( R ) plonge des fleurs dans l'eau avant de bénir la foule pendant le lavage de la cérémonie de remise des pieds hors de l'Eglise du Saint-Sépulcre , dans la vieille ville de Jérusalem , le 17 Avril 2014.( Archives)

Le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem Metropolitan Theophilos ( R ) plonge des fleurs dans l'eau avant de bénir la foule pendant le lavage de la cérémonie de remise des pieds hors de l'Eglise du Saint-Sépulcre , dans la vieille ville de Jérusalem , le 17 Avril 2014.( Archives)

Des milliers de chrétiens orthodoxes venus d'Egypte et d'Europe de l'Est ont refait les derniers pas du Christ en portant la croix à travers la Vieille ville de Jérusalem pour célébrer leur Vendredi saint.

Les fidèles, transportant des croix de toutes tailles, ont commémoré les derniers instants du Christ jusqu'à sa crucifixion en refaisant le chemin de croix le long de la Via Dolorosa, s'arrêtant devant les différentes stations pour prier avec ferveur dans leurs langues respectives.

Les autorités israéliennes ont mis en place un important dispositif dans la Vieille ville, située à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël.

Ce déploiement semblait davantage destiné à réguler le flux dans les ruelles étroites également parcourues par les touristes qu'à empêcher d'éventuelles violences, malgré les tensions renouvelées entre Israéliens et Palestiniens.

Une foule considérable franchissait à grand-peine les portes du Saint-Sépulcre, où se trouve le tombeau du Christ selon la tradition.

Patientant au milieu d'une longue queue, des fidèles écrivaient sur un papier le voeu qu'ils prononceraient à l'intérieur de l'édicule exigu, pour soi-même, leurs proches ou une cause moins personnelle.

"Nous prions pour toute la communauté", a confié à l'AFP Ilona Otyrba, 36 ans, venue avec un groupe de Sukhumi en Abkhazie, région séparatiste de Géorgie.

"L'Eglise géorgienne ne veut pas nous laisser notre indépendance. Tous et toutes ici prions pour cela", a-t-elle ajouté, revêtue de la tenue traditionnelle abkhaze.

Dragan Ilic, 35 ans, venu de Suisse avec une cinquantaine de fidèles d'origine serbe, gardait sa prière secrète. Mais, comme tous les autres, il a souligné l'importance de ce pèlerinage et de sa foi, "le contenu même de notre vie".

Christina Salama, venue d'Egypte avec ses parents et des milliers d'autres fidèles, abondait: "Ce pèlerinage, ce n'est pas une obligation. Mais c'est le rêve de tous les (coptes) Egyptiens." Les coptes "sont très attachés à tout ce qui rappelle matériellement l'existence du Christ, au point de les embrasser, à Jéricho ou à Jérusalem", a-t-elle souligné.

Les chrétiens de Terre sainte, bien que majoritairement de rite grec orthodoxe, prennent traditionnellement une moindre part à cette grande procession du Vendredi saint.

Les catholiques et les chrétiens des autres Eglises occidentales ont célébré Vendredi saint le 25 mars. La différence de date provient du fait que la plupart des Eglises orthodoxes prennent en compte un calendrier julien et non grégorien.

Les orthodoxes devaient s'adonner samedi à une autre cérémonie importante, dite du "feu sacré" ou "samedi des lumières", rite millénaire symbolisant l'éternité, la paix et le renouveau, avant de célébrer Pâques dimanche.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG