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Des mariages collectifs pour promouvoir la solidarité avec les réfugiés au Cameroun


Des femmes regardent passer des militaires à Kerawa, à la frontière du Nigeria où Boko Haram frappe, au Cameroun, le 16 mars 2016.

Des femmes regardent passer des militaires à Kerawa, à la frontière du Nigeria où Boko Haram frappe, au Cameroun, le 16 mars 2016.

Le Cameroun organise une série de mariages collectifs pour les réfugiés venant du Nigeria et de la République centrafricaine où ils fuient les exactions de la secte Boko Haram et la crise politique.

Sur place, le correspondant de VOA Afrique était sur place à Youadé.

Ce sont des cris de joie et des applaudissements qui accompagnent chacun des 60 couples devant le maire de Manjo.

Des hommes et des femmes venus du Nigeria et de la République centrafricaine, se sont dits oui en présence d’une foule immense.

Laminar Junior, 26 ans, est un réfugié centrafricain. Il vient de passer la bague aux doigts de Catherine Lagndia. Le couple se connaît depuis 2 ans. Ensemble, ils ont fui les violences dans leur pays pour s’installer à Garoua Boulaye, dans l’Est du Cameroun.

"L'amour est une alliance devant Dieu", a-t-il confié.

Ces mariages collectifs sont un coup de pouce pour Moustapha Saliou, 36 ans. Il comptait se marier dans son pays, mais n’avait pas de moyens.

"Le Cameroun est le pays de la sécurité, il ne se passe pas de chose grave", explique-t-il.

Le HCR et l’Etat du Cameroun assistent les couples en assurant leur transport jusqu’au lieu de cérémonie. La mairie aussi reçoit un accompagnement pour organiser les mariages.

Il y a environ 300 réfugiés centrafricains au Cameroun. Selon Rode Baba Conde, responsable du HCR à Manjo, le Cameroun et les Nations Unies organisent ces mariages dans le but de promouvoir la solidarité et l’égalité de genre.

"Cela rentre dans le mandat de l'UNHCR qui doit protéger les réfugiés, et à travers ces cérémonies, on essaie de promouvoir le droit de la femme", décrit-il.

En organisant ces mariages collectifs, le Cameroun veut combattre la promiscuité et lutter contre les grossesses non désirées parmi les réfugiés.

Le Code pénal camerounais considère l’adultère comme un acte criminel, au même titre qu’il punit les parents qui refusent de prendre soin de leurs enfants.

Moki Kindzeka, à Yaoundé

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