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Des jeunes de la Lucha disent à Kabila de ne pas se représenter pour un 3e mandat

  • Eddy Isango

Les militants de Lucha posent à la sortie de prison, Goma, le 26 juillet 2016

Les militants de Lucha posent à la sortie de prison, Goma, le 26 juillet 2016

Au total 46 jeunes membres du mouvement citoyen Lutte pour le changement ont donné de vive voix leur message à Joseph Kabila qu’ils ont rencontré à Goma, où le président congolais et son gouvernement séjournent depuis une semaine.

"Nous lui avons dit que ce 20 décembre, nous voulons voir une passation civilisée du pouvoir entre un président entrant et un président sortant comme il l’avait lui-même promis il y a quelques temps, donnant sa parole d’officier", a indiqué à VOA Afrique Luc Nkulula qui a pris la parole lors de cette rencontre.

"Nous lui avons dit que nous voulons que les élections se tiennent avant la fin de cette année comme prévue dans la Constitution", a ajouté M. Nkulula.

Le président Kabila leur a, selon Nkulula, parlé du dialogue qui devrait principalement permettre de discuter du calendrier électoral.

La Lucha est un mouvement qui s’oppose farouchement à un troisième mandat de Joseph Kabila comme le prévoit la Constitution congolaise.

Ces jeunes précisent qu’ils ont été invités par le chef de l’Etat congolais et ont répondu pour lui donner leur point de vue.

"Nous avons exigé un plan d’actions de dissuasion contre les forces négatives qui déciment continuellement la population de Beni. Mais il a promis que les opérations sur le terrain se poursuivront", a affirmé M. Nkulula.

Avec ses camarades, ils ont exigé des démissions au gouvernement et dans les services de sécurité après le massacres de plus de 50 personnes le week-end dernier lors d’une énième attaque attribuée aux combattants islamistes des ADF (Forces démocratiques alliées) à majorité ougandais.

Selon lui, la Lucha a également dénoncé la corruption au sein de l’Etat congolais.

Le président Kabila a promis de répondre dans 48 heures à la demande de ces jeunes qui ont exigé la libération de cinq de leurs camarades emprisonnés depuis près d’un an, accusés d’atteintes à la sureté de l’Etat.

Certains de leurs camarades ont déjà été libérés à Goma et dans d’autres villes du pays, mais cinq d’entre eux, arrêtés alors qu’ils préparaient des manifestations en mars 2015 à Kinshasa, sont encore incarcérés.

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