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Des hommes armés ont attaqué un camp militaire dans le centre du Mali


Nampala au Mali, une localité située à 514 km de la capitale Bamako.

Nampala au Mali, une localité située à 514 km de la capitale Bamako.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué mardi le principal camp militaire de Nampala, une localité du centre du Mali, a-t-on appris auprès d'un élu local, d'un habitant et d'une source militaire.

"Tôt ce mardi matin, des hommes lourdement armés ont attaqué le camp de Nampala", a déclaré à l'AFP un élu de cette localité située à 514 km de la capitale Bamako. "Une épaisse fumée" était visible au dessus du camp duquel on entendait toujours des coups de feu vers 09H00 (locale et GMT), a indiqué la même source.

L'attaque du camp militaire à Nampala a été confirmée à l'AFP par une source militaire qui n'a pas donné plus de détails.

Les assaillants "ont actuellement le contrôle du camp, il y a des victimes mais on n'a pas encore le nombre exact", a indiqué l'élu.

Les assaillants sont arrivés à bord de "véhicules très équipés", ont attaqué le camp en faisant de nombreuses victimes, avant d'y mettre le feu et d'en occuper une partie, a ajouté l'habitant.

"J'ai vu beaucoup de fumée vers le camp. L'attaque a été je crois bien organisée", a dit l'élu, ajoutant qu'avant sa fuite de Nampala les habitants étaient cachés dans les maisons.

Les attaques jihadistes ont été longtemps concentrées dans le nord du Mali mais elles se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis vers le sud du pays.

L'attaque de Nampala n'a pas été revendiquée mais le centre du Mali est une zone où est basé le Front de libération du Macina (FLM), un groupe apparu début 2015 et dirigé par le prédicateur radical malien Amadou Koufa, un Peul. Le FLM est allié au groupe islamiste Ansar Dine et tous les deux revendiquent régulièrement des attaques dans le Nord et le centre du Mali.

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit depuis.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes.

Avec AFP

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