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Des affrontements font au moins six blessés devant le consulat turc à Bruxelles


Recep Tayyip Erdogan répond à la presse, après une réunion au Conseil européen à Bruxelles, le 21 janvier 2014.

Deux des blessés sont toujours hospitalisés, suite à ces heurts violents qui ont opposé jeudi dans la capitale belge partisans et adversaires du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Cinq hommes nés entre 1969 et 1988 ont été arrêtés et doivent être entendus par la justice, a précisé le parquet de Bruxelles dans un communiqué. Tous font partie des blessés.

Quatre d'entre eux doivent être auditionnés vendredi, mais le cinquième "a dû rester à l'hôpital" et sera entendu "lorsque son état de santé le permettra".

Une femme sexagénaire, qui tentait de s'interposer entre les protagonistes, était elle aussi toujours hospitalisée vendredi.

Les heurts avaient éclaté jeudi, vers 16h00 locales (14h00 GMT) entre partisans et opposants du président turc, à hauteur de l'ambassade et du consulat de Turquie, en plein centre de la capitale belge.

Un attroupement de 150 à 200 personnes s'est formé devant le bâtiment turc, et des pavés ont été jetés sur des véhicules alentour, avant que la police ne rétablisse l'ordre après plusieurs heures de tension.

"Des coups ont été échangés entre plusieurs personnes, y compris au moyen d'un couteau et d'une barre de fer", détaille le communiqué du parquet.

Ces heurts interviennent alors que les Turcs résidant en Belgique peuvent voter du 27 mars au 9 avril dans les consulats de Bruxelles et d'Anvers (nord) pour un référendum sur une réforme constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs du président Erdogan.

En Turquie, le vote est prévu le 16 avril.

Le Premier ministre belge Charles Michel (archives 2016)
Le Premier ministre belge Charles Michel (archives 2016)

Dans un tweet, le Premier ministre belge Charles Michel avait "fermement" condamné jeudi soir ces violences. Le gouvernement belge "prône la tolérance zéro pour les débordements en lien avec le référendum turc", avait-il écrit.

Selon NavBel, une organisation qui représente la communauté kurde de Belgique, les incidents ont été provoqués par "un groupe de quatre Belgo-Turcs qui a attaqué au couteau des Belgo-Kurdes qui venaient voter pour le référendum en Turquie".

La campagne électorale pour ce référendum a créé de graves tensions entre les dirigeants turcs et plusieurs pays européens après que ceux-ci eurent interdits à des ministres turcs de venir faire campagne sur leur territoire.

Des échauffourées avaient notamment émaillé une manifestation pro-kurde de plusieurs milliers de personnes le 17 novembre dans la capitale belge.

Avec AFP

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