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Des groupes de la société civile gabonaise et guinéenne portent plainte contre Gemalto


Marc Ona, secrétaire exécutif de l'ONG Brainforest au Gabon

Marc Ona, secrétaire exécutif de l'ONG Brainforest au Gabon

La plainte a été déposée par le Conseil représentatif des associations noires de France et des représentants de la société civile gabonaise et guinéenne.

Des groupes de la société civile gabonaise et guinéenne ont déposé plainte en France mardi contre le groupe franco-néerlandais Gemalto, numéro 1 mondial de la biométrie, dans le cadre de la réalisation des systèmes de fichiers électoraux et d’état civil.

La plainte a été déposée par le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), et des représentants de la société civile gabonaise et guinéenne.

Gémalto est dans le collimateur de la société civile gabonaise, qui l’accuse d’avoir détourné une partie des 50 milliards de francs Cfa, prévus pour la mise en place de la biométrie au Gabon.

En novembre 2013, quelques 580.000 électeurs devaient être enrôlés peu avant la tenue des élections locales. Selon la société civile gabonaise, citée par Gaboneco, les délais n’ont pas été respectés et de nombreuses zones d’ombre quant à la fiabilité du système mis en place par Gemalto, demeurent.

Estimant détenir des preuves suffisantes contre le groupe français, la société civile a décidé de l’attaquer en justice à Libreville et à Paris, siège de l’entreprise.

A noter qu'une première plainte du Gabonais Marc Ona Essangui, patron de l'ONG Brainforest et figure de proue de la société civile gabonaise, portée en 2014, n'a pas encore abouti à des suites.

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