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Des étudiants dénoncent l’arrestation d’un chercheur camerounais dans l'Extrême-Nord


L'université de Yaounde (Cameroun) TB

L'université de Yaounde (Cameroun) TB

Ce chercheur et ancien leader estudiantin a été arrêté le 6 septembre dans l'Extrême-Nord du Cameroun, cible d'attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Claude Linjuom Mbowou, doctorant à l'université Paris 1, "a été arrêté le 6 septembre à l'entrée de la ville de Ngaoundéré", chef-lieu de la région de l'Adamaoua (nord), a affirmé lundi, dans un communiqué, l'Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec).

Cette association, qui est la plus grande organisation estudiantine du Cameroun, signale que M. Mbowou, son ancien vice-président et fondateur, a été interpellé alors qu'il retournait à Yaoundé après avoir séjourné dans la région de l'Extrême-Nord "dans le cadre d'un projet d'étude avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), bureau Afrique".

Les étudiants se plaignent qu’il soit reproché à M. Mbowou "d'avoir visité une zone non sécurisée et sans escorte."

L'Addec rappelle que M. Mbowou rencontré les autorités régionales, y compris le gouverneur.

Connu au Cameroun pour ses actions en faveur de la défense des droits des étudiants, M. Mbowou s'est installé depuis quelques années en France où il est inscrit en thèse à l'université Paris 1, selon l'Addec qui précise qu'il y est chargé d'enseignement.

Son arrestation est abondamment relayée sur les réseaux sociaux par ses confrères doctorants, qui réclament sa libération.

L'Extrême-Nord du Cameroun est depuis deux ans la cible d'attaques régulières de la milice islamiste Boko Haram. Depuis juillet, neuf attentats-suicides y ont été commis, provoquant la mort d'une centaine de personnes.

L'armée camerounaise a considérablement renforcé ses effectifs dans la région, frontalière du nord-est du Nigeria, et les mouvements des journalistes et des chercheurs y sont désormais très contrôlés.

Avec AFP

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