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Des entrepreneurs locaux préservent la nature dans le Nord-Kivu


Unité de production des braseros écologiques (Foyer Amelioré) à Goma, le 13 décembre 2016. (VOA/Charly Kasereka)

Unité de production des braseros écologiques (Foyer Amelioré) à Goma, le 13 décembre 2016. (VOA/Charly Kasereka)

La conservation de la nature au Nord-Kivu dans l’est de la RDC est devenue une importante question. Les ONG et la population se lancent dans la protection de la forêt, surtout la flore du parc National de Virunga.

C'est devenu une affaire de tous, de la fabrication de braseros presque écologique, jusqu’à la création des forêts pour la production légale de charbon de bois utilisé pour le chauffage et la cuisine dans les ménages.

C’est le fonds Mondial pour la conservation de la nature WWF qui accompagne ces entrepreneurs locaux, dans la fabrication des foyers améliorée pour les ménages et la production de manière durable ces charbons de bois avec des planteurs.

Marché de charbons de bois à Saké, à 30 km à l'ouest de Goma, le 12 décembre 2016. (VOA/Charly Kasereka)

Marché de charbons de bois à Saké, à 30 km à l'ouest de Goma, le 12 décembre 2016. (VOA/Charly Kasereka)

Ces planteurs d’arbre se trouvent à une vingtaine de kilomètre à l’ouest de Goma dans la cité de Sake, près du parc national de Virunga, l’un de plus ancien parc d’Afrique.

L’objectif pour ces planteurs, c’est d’éloigner des espaces protégés comme le parc les consommateurs, afin de conserver sa flore menacée par des milices armés et braconnières.

Michel Wetemwami gère la coopérative de planteurs d’arbre. Avant de quitter la cité, il tient à montrer le produit fini de leur champ, le charbon de bois appelé communément makala, une substance utilisée dans les ménages pour la cuisson.

Un petit marché vient d’être ouvert pour écouler ces charbons de bois produit légalement et avec la politique de la conservation de la nature par le reboisement après déboisement.

La seule ville de Goma consomme jusqu’à 150.000 tonnes de charbon de bois chaque année selon un rapport l’organisation mondiale de la conservation de la nature WWF. Et plus de 90 % de ce produit provient du parc des Virunga où les milices armées et les braconniers exploitent clandestinement ces bois pour fabriquer les charbons et le vendre sur le marché noir.

Parallèlement à la politique de reboisement, des artisans locaux, surtout des femmes, s’emploient dans la fabrication de foyers améliorés, des braseros qui diminue de moitié la consommation des charbons de bois dans des ménages.

Dans cette unité de production, une cinquantaine de femmes fabriquent depuis dix ans ces braseros. Pour Yohari, la trentaine, "je suis satisfaite, car non seulement je contribue à la protection de l’environnement, mais aussi je gagne chaque mois 40 dollars qui m’aide pour les besoins de base de ma famille".

La lutte contre la coupe illégale d’arbre semble être difficile dans cette région où la seule source pour de chauffage reste les bois par manque d’électricité stable.

Les ONG et la population pensent néanmoins avoir tracé le chemin pour lutter contre la coupe illégale d’arbre dans les espaces réservés tels que le parc de Virunga.

Charly Kasereka, correspondant à Goma

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