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Des enquêteurs maliens et étrangers à Bamako pour des investigations sur le dernier attentat


Les enquêteurs, centre, recueillent des preuves dans une discothèque qui a été attaquée par des hommes armés pendant que les forces armées assurent la sécurité à Bamako, au Mali, samedi 7 Mars, 2015.

Les enquêteurs, centre, recueillent des preuves dans une discothèque qui a été attaquée par des hommes armés pendant que les forces armées assurent la sécurité à Bamako, au Mali, samedi 7 Mars, 2015.

Une magistrate de la section antiterroriste du parquet de Paris, accompagnée de dix policiers français, est arrivée dans la nuit de dimanche à lundi à Bamako pour participer à l'enquête sur l'attentat qui a fait cinq morts, trois Maliens, un Français et un Belge.

"Nous sommes debout", a déclaré le président Ibrahim Boubacar Keïta dimanche soir, dans une première réaction publique après s'être rendu la veille sur les lieux de l'attentat et au chevet des blessés à l'hôpital.

L'attentat perpétré au cœur de la capitale dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant et aux alentours, a aussi fait huit blessés, dont deux Suisses.

Les auteurs "ont échoué et ils échoueront" à créer la peur, a dit le président Keïta, promettant que "ceux qui ont osé revendiquer cet attentat le paieront très cher".

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Choguel Maïga a renchéri lundi, assurant que le peuple malien ne se laisserait "ni impressionner ni intimider par les actes terroristes".

"La panique ne gagnera pas le rang des Maliens", a-t-il insisté.

Il a pressé par ailleurs la rébellion à dominante touareg du nord du pays de parapher l'accord de paix déjà signé le 1er mars à Alger par le camp gouvernemental, afin qu'il "constitue une base réelle pour la stabilisation de notre pays".

Au lendemain de l'attentat, revendiqué par Al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, deux enfants et un Casque bleu tchadien ont été tués, et une dizaine de personnes blessées dimanche par des tirs de roquettes à Kidal, bastion de la rébellion dans le nord-est du Mali.

L'attaque contre la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), qui n'a pas été revendiquée, a suscité les condamnations du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et du Conseil de sécurité.

"Cette tentative flagrante d'entraver les progrès réalisés dans un moment crucial du processus de paix au Mali est répréhensible", a protesté M. Ban.

Le corps du Français tué dans l'attentat de Bamako, Fabien Guyomard, 30 ans, devait être rapatrié lundi soir. Le Belge, le lieutenant-colonel Ronny Piens, 44 ans, était depuis février responsable de la sécurité pour la délégation de l'Union européenne (UE).

La tension restait palpable, surtout parmi la communauté expatriée, comme en témoigne la décision du lycée français de Bamako de reporter de deux jours la rentrée scolaire, prévue lundi après des vacances, pour renforcer sa sécurité.

VOA/AFP

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