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Des enfants amputés suite à des tirs d’obus et de roquettes depuis la prise de Bangui


Des enfants-soldats de Seleka devant le palais présidentiel à Bangui le 25 mars 2013

Des enfants-soldats de Seleka devant le palais présidentiel à Bangui le 25 mars 2013

Les militaires sud-africains envoyés en Centrafrique ont affronté des enfants soldats lors de la bataille de Bangui, et se sont déclarés traumatisés par cette expérience.

En République Centrafricaine, de nombreux enfants sont à compter parmi les victimes de la violence armée depuis décembre dernier, qui a débouchée sur la prise de Bangui le 24 mars. Certains, blessés par des tirs d’obus et de roquettes dans la capitale, ont dû être amputés. En l’absence de bilan officiel, il est difficile de dire combien sont morts jusqu’ici, sachant que l’ex rébellion Séléka en a utilisé dans les combats, et le recrutement continuait début avril, selon l’UNICEF.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance a déjà mis en garde contre l’utilisation d’enfants par les forces armées en République Centrafricaine. Environ 2.000 garçons et filles sont associés à des groupes armés, y compris des milices d’auto-défense. La LRA de Joseph Kony arrive en tête des rébellions exploitant les enfants à des fins militaires.

Après avoir appelé à la libération immédiate et l’arrêt du recrutement, l’UNICEF travaille en lien avec les nouvelles autorités pour soutenir le processus d’identification et de réinsertion de ces enfants.

En décembre, 64 enfants arrachés aux milices avaient pu être regroupés dans le nord du pays, a dit l'UNICEF. Mais face à l'insécurité, ces jeunes ont été rapatriés vers Bangui dans un centre de transit, dans l'attente de leur réinsertion dans leurs familles.

''A ce jour, je peux vous confirmer qu'il y a 17 enfants recrutés que nous avons pu récupérer", a confié à la VOA Désiré Mohindo, chef de la protection de l'enfant à l'UNICEF à Bangui. Parmi ces enfants, figurent trois filles, âgées de 14 à 16 ans.

M. Mohindo lance un appel à la communauté internationale pour pouvoir accéder à toutes les régions en Centrafrique où les femmes et les enfants ont besoin d’être secourus. C'est le sort des filles qui l'inquiète particulièrement, car dit-il, elles « vivent des choses horribles ».

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