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Matthieu Ngudjolo est arrivé à Kinshasa


Human rights watch demande au gouvernement congolais d'assurer la sécurité de l'un des anciens chefs des milices de l’Ituri, expulsés des Pays-Bas après son acquittement par la Cour pénale internationale.

M. Ngudjolo est en fait arrivé lundi soir à Kinshasa. D’après ses proches, il aurait été tout de suite amené par la police congolaise vers une destination inconnue.

Ida Sawyer principale chercheuse de HRW, qui a exprimé dans un rapport des craintes sur la sécurité de M. Ngudjolo, a, pour sa part, déclaré à VOA Afrique que l’acquitté est en sureté pour l’heure.

"Nous lui avons parlé ainsi qu’à son avocat. Nous pensons qu’il est en sécurité pour l’heure", a affirmé Mme Sawyer.

Selon elle, les autorités congolaises ont placé M. Ngudjolo dans un hôtel en attendant que ce dernier décide de l’endroit où il ira vivre.

M. Ngudjolo a été expulsé vers Kinshasa lundi. Sa demande d’asile aux Pays-Bas n’a pas été acceptée malgré les craintes qu’il avait exprimées après son acquittement confirmé le 27 février 2015 par la CPI.

HRW demande tout de même à la CPI et aux Pays-Bas de surveiller de près la situation de M. Ngudjolo, aussi longtemps que possible.

Il y a des craintes que Kinshasa poursuive l’ancien chef de milices même si la CPI l’a acquitté.

Ngudjolo est l'ancien chef d’état-major du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), un groupe armé impliqué dans le conflit local et régional qui a ravagé la province de l’Ituri, au début des années 2000.

Il a été arrêté à Kinshasa par les autorités congolaises en 2008 sur mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le village de Bogoro, en février 2003.

Ngudjolo a déposé une demande d’indemnisation à la CPI à la suite de son acquittement.

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