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Des centaines de Centrafricains vivent précairement dans des camps de déplacés


Vue du site déplacés de PK3 à Bria, le 25 février 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Les conditions de vie sont critiques des personnes déplacées du site de PK3 à Bria. Fuyant les violences dans le centre-est de la RCA, elles sont plus de 10 mille à trouver refuge dans ce camp de fortune.

Pas de nourriture, ni de soins adéquats, des huttes parfois à moitié construites, plusieurs centaines de familles vivent dans la précarité. Les enfants recouverts de poussière traînent au sol, certains presque nus. Cette femme a fui son village de Lafolo à une quarantaine de kilomètres de Bria sur l’axe Ippy.

"Les combats ont atteint les villages de Mbroutchou, Ngopoudo et Lafolo sur l’axe Ippy. Ils ont brûlé des gens dans leurs maisons. C’est ce qui nous a obligés à fuir avec les enfants. Nous avons parcouru toute cette distance à pied. Les enfants ont beaucoup souffert", témoigne une femme.

Depuis leur arrivée fin novembre 2016 dans ce camp de fortune installé aux alentours de la base locale de la Minusca, ces déplacés n’ont reçu que quelques kilos de riz et du sel. La distribution a été faite par l’ONG Espérance, une organisation locale.

Des enfants devant leurs huttes du site de déplacés de Pk3 à Bria, le 25 février 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Des enfants devant leurs huttes du site de déplacés de Pk3 à Bria, le 25 février 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Maurice, père de six enfants, trouve que la quantité de vivres distribuée est insignifiante .

"On ne peut pas trouver à manger, l'aide est insuffisante", explique-t-il.

Pour sauver l’éducation des enfants, une école a été créée sur le site. Elle est dénommée école d’urgence et accueille 896 élèves.

Azouko Ndoro est le directeur de l'école : "Nous avons installé trois hangars avec des bâches, des professeurs viennent le matin et l'après-midi, mais personne n'a pas encore reçu de salaire".

Les affrontements meurtriers opposant le FPRC à l’UPC, deux factions de la rébellion ex-séléka fin 2016 et début 2017 à Bria et dans les villages périphériques ont provoqué le déplacement de plus de 20.000 personnes.

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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