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Des catholiques français voyagent en Irak par solidarité


La scène de l'attentat, dans le sud de Badgad, en Irak, le 6 mars 2016. Des douzaines de personnes ont perdu la vie dans cette attaque revendiquée par le groupe EI.

La scène de l'attentat, dans le sud de Badgad, en Irak, le 6 mars 2016. Des douzaines de personnes ont perdu la vie dans cette attaque revendiquée par le groupe EI.

L'Eglise catholique de France se rend en Irak pendant cinq jours afin d'apporter leur soutien aux chrétiens d'Irak.

Une délégation d'évêques catholiques français a entamé dimanche une visite de cinq jours en Irak, en signe de solidarité avec les chrétiens qui ont fui les zones occupées par les jihadistes du groupe Etat islamique, a annoncé l'épiscopat français.

Les évêques se rendront d'abord à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, à la rencontre d'étudiants dont les études sont en partie financées par des dons de fidèles en France, puis à Erbil (Kurdistan irakien) pour y visiter des camps de réfugiés et s'y entretenir avec des représentants des églises syriaque et chaldéenne.

La délégation de quatre évêques est emmenée par le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier. Le voyage, initialement prévu en décembre, avait dû être reporté pour des raisons de sécurité.

"Cette visite, qui va permettre de visiter les maisonnées où les étudiants sont logés, de parler à des familles dans des camps, doit permettre de mieux évaluer les besoins", a-t-on indiqué à la Conférence des évêques.

L'Eglise catholique de France avait lancé cette campagne de soutien aux étudiants de Kirkouk afin de maintenir ces jeunes dans le pays et de préparer sa "reconstruction".

Cet appel aux dons vise à récolter un peu plus d'un million d'euros pour financer dix mois d'études (logement, nourriture, soins et équipement compris) pour près de 400 étudiants de Kirkouk. "Nous avons déjà recueilli 70% de cette somme", a-t-on précisé à la CEF.

Les étudiants soutenus ont fui la région de Mossoul et la vallée de Ninive depuis août 2014 en raison de la progression de l'EI. Ils se sont d'abord réfugiés à Erbil, où l'enseignement n'est assuré qu'en kurde, que ne parlent pas ces chaldéens ou syriaques catholiques.

Ces étudiants de langue arabe ont donc été transférés à la faculté de Kirkouk, ville sous sécurité kurde mais largement arabophone. Ils y sont plus de 400.

Les chrétiens ne sont plus que 300.000 à 400.000 en Irak. Ils étaient trois fois plus nombreux avant l'offensive de l'EI, selon des estimations des Eglises.

Avec AFP

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