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Des assaillants présumés Mai Mai attaquent un village à Mwenga, dans le Sud-Kivu


Soldat congolais en patrouille dans le sud-Kivu, le 10 novembre 2009.

Soldat congolais en patrouille dans le sud-Kivu, le 10 novembre 2009.

Des hommes en armes, non identifiés, ont attaqué la nuit de mercredi à jeudi le village de Kigalama à plus de 200 kilomètres de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, rapportent des témoins et les autorités locales.

Les assaillants ont pillé le village, incendié des maisons et violé des femmes, selon les habitants du village.

"Les inciviques ont opéré de 23 heures à 4 heures du matin. Ils étaient nombreux, les uns parlaient le kirega, les autres, le lingala. Ils ont pillé plusieurs maisons. Ils nous ont torturés et ont emporté la somme de 500.000 Francs congolais (plus 500 dollars US, NDLR) et ont pris tout ce que nous possédions ", déclare un habitant de Kigalama.

Certains des assaillants avaient des machettes et d’autres des armes à feu, explique ce témoin, soutenant que trois maisons ont été incendiées et des femmes, violées.

"Ils ont violé trois femmes. L’une qui était emmenée en forêt est revenue nous dire qu’elle a été violée et l’autre qu’ils ont fait entrer dans la maison pendant qu’ils nous ont laissés dehors, nous l’avions entendue crier", poursuit le villageois. Son témoignage est corroboré par ceux d’autres habitants du village.

Selon les témoins, les militaires postés à 6 km de l’endroit ne sont arrivés sur le lieu qu’au petit matin quand les assaillants avaient déjà fini d’opérer dans le village.

L’autorité coutumière de la chefferie de Basile, le Mwami Kalenga Riziki confirme l’information et condamne ces actes ; particulièrement les viols des femmes dont l’une vient fraichement de la maternité.

"L’une des femmes venait d’accoucher, deux semaines plus tôt", dénonce M. Kalenga.

"Je demande que les autorités sécurisent la population qui est sous mon administration", s’écrie-t-il.

Reportage d'Ernest Muhero dans le Sud-Kivu

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