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Dernier jour de la campagne pour le référendum en Ecosse


David Cameron en Ecosse, pour faire campagne contre la séparation de l'Ecosse (Reuters)

David Cameron en Ecosse, pour faire campagne contre la séparation de l'Ecosse (Reuters)

A la veille du vote sur l’indépendance envers la Grande Bretagne, trois sondages d’opinion montraient mercredi une avance pour les partisans du « Non » à la séparation.

Intervenant sur Sky News, le Premier ministre britannique, David Cameron, s’est dit « nerveux », mais « confiant » dans le « Non » des Ecossais.

« Tous ceux qui tiennent au Royaume-Uni, et je me soucie passionnément de notre Royaume-Uni, sont nerveux. Mais je suis sûr que nous avons expliqué comment l’Ecosse pourrait avoir le meilleur des deux mondes – une économie qui marche avec le nombre croissant d’emplois que nous voyons aujourd’hui; le taux de chômage qui est de 6% en Ecosse est plus bas que celui de Londres, ce qui montre le succès de son économie. Alors, outre ce succès, en votant "Non", les Ecossais auront en plus davantage de pouvoirs et une plus grande voix au chapitre quant à la gestion de leurs propres affaires en Ecosse », a déclaré David Cameron.

Selon l’Agence France Presse (AFP), la victoire du « Oui » constituerait un triomphe personnel pour Alex Salmond, un économiste de 59 ans qui a su réveiller les ardeurs identitaires des Ecossais. Depuis 20 ans, un tiers seulement d'entre eux partageaient son rêve « d'un nouveau pays parmi les 20 plus riches au monde ».

Il ne s'est pas contenté d'imposer à Londres son référendum, il a aussi contraint le gouvernement central à promettre l'octroi de nouvelles prérogatives, notamment fiscales, au Parlement régional, en cas de succès du non, rappelle l’AFP.

Selon les trois sondages publiés aujourd’hui, on estime à 48% le nombre d’Ecossais qui voteraient pour l’indépendance, et à 52% celui de ceux qui opteraient pour le maintien au sein du Royaume-Uni. Il y aurait entre 8 et 14% d’indécis parmi les 4.300.000 électeurs écossais à la veille de ce référendum.

Pour les partisans du « Non », le « Oui » causerait des dégâts à l’économie écossaise, et perturberait la vie de tout un chacun si l’union de 307 ans avec l’Angleterre venait à sauter.

Plus tôt dans la campagne, M. Cameron avait dit s’attendre à un vote serré. Mais, a-t-il souligné dans une interview au quotidien « The Times », « quel que soit le résultat, nous sommes une démocratie. Et nous devons respecter la volonté du peuple telle qu’exprimée à l’urne ».

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