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Derby ardu à Barcelone, derby en vue à Madrid


Des supporters de Barcelone arborent une banderole de leur équipe près de la Tour Eiffel à Paris, France, 17 mai 2006.

Si proches et si opposés : le leader Barcelone a tout à perdre chez son voisin l'Espanyol samedi en Championnat d'Espagne étant donné la menace pressante du Real Madrid, deuxième, qui reçoit Valence pour la 35e journée en attendant son derby européen contre l'Atletico.

Le Barça en terrain hostile

Condamné au sans-faute pour espérer conserver son titre de champion, le FC Barcelone aborde peut-être l'affiche la plus difficile de sa fin de saison : le derby catalan contre l'Espanyol Barcelone, nouvel épisode d'une rivalité qui remonte à 1900.

Malgré l'habituelle domination du Barça dans ces confrontations, toute l'Espagne se souvient du fameux "Tamudazo", ce doublé de l'attaquant de l'Espanyol Raul Tamudo qui avait privé le club blaugrana du sacre (2-2) en 2007.

Dix ans plus tard, les modestes "Pericos", entraînés par Quique Sanchez Flores, espèrent rejouer un mauvais tour aux "Culés" de Luis Enrique: le Barça (1er, 78 pts) ne devance le Real (2e, 78 pts, un match de moins) qu'à la différence de buts particulière et tout faux pas s'annonce fatal.

"Nous abordons ce match comme n'importe quel derby, en étant conscients de notre besoin de points et de la difficulté de ce genre de rencontre", a résumé vendredi l'entraîneur blaugrana Luis Enrique.

Une surprise au stade Cornella-El Prat ferait les affaires de l'Espanyol (9e), qui rêve d'une qualification européenne depuis son rachat en 2016 par le groupe chinois Rastar.

Mais même si le capitaine Andres Iniesta est incertain (adducteurs), le Barça reste le Barça. Et il peut compter sur sa star Lionel Messi, meilleur buteur de Liga (33 buts), sur l'avant-centre Luis Suarez, qui brûle de marquer après cinq matches de mutisme, et sur l'ailier Neymar, enfin de retour de suspension.

Le Real sur deux tableaux

La saison sera-t-elle historique au Real Madrid ? Le club peut encore espérer réussir le doublé Liga-Ligue des champions, qu'il n'a réussi que deux fois dans sa riche histoire, en 1957 et 1958.

Mais l'entraîneur merengue Zinédine Zidane doit éviter toute dispersion de ses joueurs, contraints d'enchaîner les matches couperets.

Paradoxalement, la convaincante victoire contre La Corogne mercredi (6-2), avec une équipe largement remaniée, a compliqué les choix du technicien français. Avec le retour de l'attaquant-vedette Cristiano Ronaldo, ménagé, "ZZ" dispose samedi contre Valence d'une dernière revue d'effectif avant le bouillant derby contre l'Atletico mardi en demi-finale aller de Ligue des champions.

"Physiquement nous nous sentons bien, mentalement aussi", s'est réjoui Zidane vendredi. "Dans une saison, il y a des moments où on souffre, où c'est plus difficile, mais nous pouvons être optimistes vu ce que nous sommes en train de réaliser. Le plus beau reste à venir et nous sommes en forme."

Comme le Barça, le Real n'a aucun droit à l'erreur. La "Maison blanche" garde néanmoins son destin en main avec un match en retard à jouer mi-mai contre le Celta Vigo.

Mais gare à ne pas laisser trop de plumes contre l'Atletico : ce derby européen, revanche des deux finales de C1 remportées par le Real en 2014 et 2016, s'annonce particulièrement éreintant. Et le sort de la Liga pourrait bien dépendre des efforts consentis en Ligue des champions...

L'Atletico sous la menace

L'Atletico Madrid aussi joue sur deux tableaux: le club "colchonero" (3e, 68 pts) est sous la menace du Séville FC (4e, 68 pts) qui affronte Malaga lundi et rêve d'arracher la troisième place directement qualificative pour la C1.

Vaincu mardi par Villarreal (1-0), l'"Atleti" doit se ressaisir samedi à Las Palmas.

Ce déplacement aux îles Canaries, le plus lointain de la saison en Liga, tombe très mal pour les joueurs de Diego Simeone à quatre jours du derby au stade Santiago-Bernabeu.

Reste à savoir dans quel état physique l'Atletico abordera ces rendez-vous. L'ailier belge Yannick Carrasco, victime d'une entorse au niveau d'une épaule, est incertain, et le Français Antoine Griezmann (16 buts en Liga) va devoir se démultiplier dans une fin de saison palpitante.

Le programme (en heures TU)

Vendredi :

(18h45) Villarreal - Sporting Gijon

Samedi:

(11h00) Real Sociedad - Grenade

(14h15) Real Madrid - Valence

(16h30) Las Palmas - Atletico Madrid

(18h45) Espanyol Barcelone - FC Barcelone

Dimanche :

(10h00) Osasuna - Deportivo La Corogne

(14h15) Betis Séville - Alavés

(16h30) Eibar - Leganés

(18h45) Celta Vigo - Athletic Bilbao

Lundi:

(16h45) Malaga - FC Séville

Avec AFP

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