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Dépouillement en cours en Zambie après un vote calme pour la présidentielle


Des urnes à Lusaka, Zambie, 21 janvier 2015.

Des urnes à Lusaka, Zambie, 21 janvier 2015.

La Zambie attendait vendredi les résultats de l'élection présidentielle qui s'est déroulée jeudi dans le calme malgré une campagne tendue entre les deux favoris, le sortant Edgar Lungu et son rival Hakainde Hichilema, dans un pays reconnu pour sa stabilité politique.

L'élection s'est déroulée sans incident majeur selon un journaliste de l'AFP et ce malgré des semaines d'affrontements parfois violents entre les supporters du Front Patriotique (PF) de M. Lungu et les opposants du Parti uni pour le développement national (UPND) de M. Hichilema.

Les premiers résultats sont attendus vendredi soir ou samedi et la proclamation officielle dimanche.

Tout au long de la journée de jeudi, de longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote du pays et la participation a été élevée selon la commission électorale.

Les Zambiens votaient non seulement pour élire leur président mais aussi leurs députés et leurs conseillers municipaux, ainsi que pour un référendum sur une modification de la Constitution.

Ils étaient appelés aux urnes 18 mois seulement après la dernière présidentielle organisée pour terminer le mandat de Michael Sata, décédé d'une maladie dans l'exercice de ses fonctions en octobre 2014.

A l'époque, Edgar Lungu l'avait emporté avec moins de 28.000 voix d'avance sur M. Hichilema, soit 1,5% d'écart, lors d'une élection à un tour.

De nouvelles règles constitutionnelles stipulent désormais que si aucun candidat ne dépasse 50% des voix un second tour sera organisé.

Au moins trois personnes ont été tuées pendant la campagne électorale au cours d'affrontements entre supporters du PF et de l'UPND.

Selon Esau Chulu, le patron de la commission électorale, ces violences "sans précédent", entachent les "antécédents historiques d'élections pacifiques" en Zambie.

La campagne avait même été suspendue dix jours dans la capitale Lusaka pour calmer les esprits. En vain, puisque les affrontements se sont poursuivis jusqu'à la veille des élections, en marge d'un meeting de M. Hichilema notamment.

Ce dernier a dénoncé cette année la répression du pouvoir envers son parti, en pointant l'arrestation de certains de ses leaders, l'interdiction de meetings et une couverture partisane de la presse nationale.

La commission électorale doit tenir une conférence de presse dans la journée de vendredi pour évoquer le déroulement du dépouillement.

Avec AFP

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