Liens d'accessibilité

Démission de l'émissaire spécial pour le Sahara occidental

  • VOA Afrique

L'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, participe à une réunion avec son homologue marocain, à Rabat, le 21 mars 2013.

L'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a présenté sa démission après huit ans passés à tenter de régler le conflit entre le Maroc et le Front Polisario.

"Il n'a pas pu ramener les parties autour de la table des négociations", a déclaré le responsable des Affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, à des journalistes. "Il a offert sa démission au secrétaire général pour qu'il en décide quand cela lui conviendra".

Christopher Ross "a travaillé pendant huit ans pour tenter de présenter un cadre qui permettrait aux parties, le roi du Maroc et le Front Polisario", mouvement indépendantiste sahraoui, "de renouveler les négociations", a-t-il souligné.

Présentée la semaine dernière, cette démission souligne l'échec des Nations unies à faire avancer ce conflit vieux de plusieurs décennies vers un dénouement.

Le nouveau secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui a succédé à Ban Ki-moon le 1er janvier, envisage une série de nouvelles nominations d'émissaires représentant les Nations unies dans le monde.

Le Maroc avait accepté fin février de se retirer d'une zone contestée au Sahara occidental, expliquant que cette décision faisait suite à une demande en ce sens du nouveau chef de l'ONU

Les relations entre Christopher Ross et Rabat ont souvent été houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et Damas, il a été durement critiqué par le Maroc qui l'accusait d'être partial en faveur du Front polisario, soutenu par l'Algérie.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est en grande partie sous le contrôle du Maroc depuis 1975. Un cessez-le-feu supervisé par une force de maintien de la paix de l'ONU (Minurso) est intervenu en 1991.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté.

Ban Ki-moon avait provoqué la colère de Rabat l'an dernier en parlant "d'occupation" du Sahara occidental. En représailles, Rabat avait expulsé la majeure partie des membres civils de la Minurso, avant d'accepter le retour d'une partie de ces 75 experts.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG