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Démantèlement d'un groupe de partisans présumés du groupe EI en Mauritanie


Les autorités mauritaniennes ont démantelé une cellule de partisans présumés du groupe Etat islamique, présentés à un juge d'instruction qui les a inculpés d'appartenance à une "organisation terroriste".

"La police a déféré au parquet un groupe proche de l'EI, dont les membres ont été renvoyés devant un juge d'instruction qui les a écroués", selon la source judiciaire.

Il s'agit de "onze personnes qui ont été appréhendées un peu avant le sommet arabe de Nouakchott qui s'est tenu le 24 juillet", a ajouté la même source. "La cellule projetait de mener des actions spectaculaires pour effrayer les dirigeants arabes".

Selon des sources proches de l'enquête, les suspects voulaient notamment hisser des drapeaux de l'EI et faire des inscriptions sur des bâtiments de la capitale pour faire croire à une forte présence de l'EI en Mauritanie.

Selon des informations de presse, le chef de cette cellule serait un ancien charlatan se présentant comme guérisseur dans un quartier pauvre et qui a ensuite adhéré aux "idées extrémistes" de l'EI.

Trois Mauritaniens travaillant à Zouerate (nord) dans une société de mines de fer, arrêtés en octobre 2014, ont été condamnés en juin 2015 à cinq, sept et dix ans de prison ferme pour "appartenance à une organisation terroriste et détention de matériel de propagande terroriste".

Tous trois avaient plaidé non coupable mais, au cours du procès, le procureur avait montré une vidéo sur laquelle ils prêtaient allégeance à l'EI, selon des sources judiciaires.

En août 2015, un jeune homme considéré comme un des responsables du mouvement salafiste en Mauritanie avait été arrêté sous l'accusation de "propagande en faveur de l'État islamique".

La Mauritanie, qui a subi beaucoup d'attaques jihadistes dans le années 2000, notamment des attentats et des enlèvements meurtriers, a ensuite combattu les jihadistes avec succès sur son sol, mais aussi en lançant des opérations "préventives" sur le territoire de son voisin malien en 2010 et 2011, selon des spécialistes.

Avec AFP

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